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Collectif de Patients en Colère Patients Actifs
vendredi 08 janvier 2010, a 15:42
Qui doit payer pour la sécu?
 

Le forfait hospitalier est passé de 16 à 18 €, soit une augmentation de 12,5 %. Grâce à tous les déremboursements pratiqués à tous les niveaux, la sécurité sociale espère économiser quelques centaines de millions d'euros, tandis que son déficit va se creuser de 10 milliards d'euros, atteignant le seuil record de 30 milliards d'euros en 2010. C'est bien la peine de faire autant de dettes quand on n'arrive même pas à se faire soigner correctement...

Notre sécu se meurt. Pour combler ce déficit, nos têtes pensantes ont décidé que le mieux, c'était de nous faire payer. Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 € et 0,50 € sur chaque boîte de médicaments. En cas de traitement de plus de 91 €, nous en sommes de 18 € de notre poche. Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie, nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste. Etc, etc... Or, il s'avère que certaines taxes destinées à la sécu ne lui sont pas reversées :

1) sur le tabac (7,8 milliards d'euros)
2) sur l'alcool (3,5 milliards d'euros)
3) sur les primes d'assurances automobiles (1,6 milliard d'euros)
4) sur les industries polluantes (1,2 milliard d'euros)
5) sur la valeur ajoutée (2 milliards d'euros)
6) sur les contrats aidés (2 milliards d'euros)
7) sur les entreprises (1,9 milliard d'euros).

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la sécu. Total: 20 milliards d'euros. Ah, si nos responsables faisaient leur boulot efficacement et de manière honnête... Et s'ils apprenaient enfin à gérer! Ce n'est pas auprès de nous qu'ils iraient chercher l'argent, mais dans les budgets astronomiques alloués aux hôpitaux pour acheter du matériel et des médicaments inefficaces. Dans les tonnes de Tamiflu qu'on a envoyées à la benne pour cause de péremption, dans les doses de vaccins que le gouvernement a commandées "par précaution" sans tenir compte des sondages. Des 94 millions de doses, combien vont se retrouver à la poubelle d'ici quelques mois? En attendant, c'est NOUS qui payons.

Du travail bâclé, des budgets mal gérés, de l'argent public gaspillé, des thérapies naturelles méprisées, des demandes de patients ignorées, une humanité bafouée par des manipulateurs en soif de pouvoir, des abus restés impunis, de la fierté mal placée, des médecins mal formés et des parcours de soins inefficaces: voilà l'origine du vrai problème. Le Dr Claude Perrin est médecin généraliste et homéopathe retraité. A 76 ans, il porte des observations critiques sur les pratiques d'aujourd'hui qui n'ont selon lui plus rien à voir avec la médecine qu'on enseignait dans les années 50 et dénonce l'attitude des médecins: "une attitude de raideur autoritaire à la limite de la méchanceté, déplorable pour le moral du patient."

"Le manque de culture générale chez les praticiens spécialistes ne leur fait voir le corps humain que par le petit bout de la lorgnette. Les internistes à vision globale et synthétique, hélas! n'existent plus pour faire les synthèses. De plus, leur orgueil est incommensurable. Ils SAVENT. Le bas peuple, c'est-à-dire le reste du monde, est inculte et surtout inintelligent. C'est pourquoi ils ne tiennent aucunement compte des effets secondaires des remèdes prescrits et qui font pourtant souffrir.

Les mathématiques ont stérilisé les coeurs, bridé les sentiments. Constatons les résultats:  la sécheresse ne règne pas que dans les déserts. L'exercice médical pratiqué par des praticiens sans culture générale ni vision globale de l'organisme, mais conditionnés par la chimie internationale, adepte du culte de la seule rentabilité pécuniaire, engendre des erreurs de diagnostics, malgré beaucoup trop d'examens complémentaires redondants. La technique de laboratoire et des machines voudrait suppléer à l'intelligence du raisonnement cartésien et à l'analyse logique.

Cette façon d'agir n'épargne pas les quelques rares spécialistes compétents et consciencieux qui, suivant la mode, demandent systématiquement des dosages de cholestérol, urée, glycémie à jeun... quelles que soient les plaintes exprimées par le patient... quand celui-ci a la chance d'être écouté! La précipitation du médecin à suivre d'emblée le premier diagnostic qui lui vient à l'esprit ne contribue guère à l'élèvation du niveau de santé publique tout en coûtant un maximum à la sécurité sociale. En dehors du fait que la caisse d'assurance maladie est indûment sollicitée, le patient n'y trouve pas son compte.

Nos maîtres dans les années 50 nous enseignaient la vertu apaisante de la main du médecin sur le bras du malade angoissé, avec diminution quasi instantanée des signes cliniques les plus criants permettant la compréhension de la situation. Il y a plusieurs décades que l'on a constaté que la demande d'examens complémentaires étaient inversement proportionnelle au temps passé à écouter et examiner le patient. DEPUIS DIX ANS, nous tentons de mettre en évidence cet ILLOGISME programmé. Les brimades et autres convocations au commissariat de police, avec menaces de mise en garde à vue pour nous faire taire, n'ont rien fait. Le problème est de plus en plus aigu."

Dans son livre Les combats de la vie, le Dr Montagnier avait déjà dénoncé le laxisme de l'ordre des médecins face à des pratiques déshumanisées qui participent à la mort de notre système de soins: "L'histoire de la maladie - l'observation par l'auscultation, la palpation et l'examen appareil par appareil (digestif, pulmonaire, cardiaque, uro-génital) - n'est plus pratiquée. Cette démarche prend du temps, mais le résultat est à la hauteur de l'effort: un moindre risque d'erreur de diagnostic et la satisfaction de constater que le patient est soulagé. Et... aspect non négligeable: le coût pour la sécurité sociale est moindre. Ces mauvaises pratiques sont désormais reconnues par l'ordre des médecins qui, à son habitude, n'intervient pas. Tandis que les écrits de bon sens d'un de leurs maîtres sont ignorés!"

http://www.arnica.fr/pages/accueil.html
http://www.omegatv.tv/video/16807195001/psychologie/typedepersonnalites/le-metier-des-manipulateurs-.php

lundi 07 décembre 2009, a 17:27
Des examens normaux, et pourtant
 

Emmanuelle a été victime d'une erreur de diagnostic à cause d'un appareil de mesure défecteux. Sans une alerte de la D.D.A.S.S, son cancer l'aurait peut-être emportée sans qu'elle sâche qu'elle était malade. Peut-on encore se fier aux examens dits normaux?

"En septembre 2008, je passe une mammographie dans un cabinet médical de Marseille comme chaque année depuis 2001, et le radiologue me dit : "Tout va bien, rendez-vous dans un an pour une autre mammographie de contrôle." Le 10 décembre 2008, je reçois une lettre recommandée de la D.D.A.S.S des Bouches-du-Rhône (courrier adressé aux 1 125 patientes qui ont passé une mammographie dans ce cabinet de 2006 à 2008) m'informant que les appareils de ce cabinet ne permettaient pas de donner des résultats fiables et de diagnostiquer certaines microcalcifications pouvant évoluer vers un cancer.

Donc je me suis affolée et je me suis présentée auprès de ce cabinet pour voir ce radiologue qui me dit : "Ne vous inquiétez pas, tout va bien, n'écoutez pas la D.D.A.S.S. Si vous voulez vous envoyer des rayons c'est votre problème, pas le mien." Je me présente dans un autre cabinet le 15 décembre 2008 pour refaire une autre mammographie et là, le verdict tome: suspicion de microcalcifications cancéreuses au sein gauche. Une biopsie est pratiquée, résultat: ADENOCARCINOME DE HAUT GRADE B5. J'ai dû subir l'ablation de mon sein en février 2009.

A la demande des médecins de la D.D.A.S.S, j'ai déposé plainte auprès du Tribunal de Grande Instance avec 2 autres femmes qui ont eu elles aussi un cancer non diagnostiqué. J'ai été en expertise médicale là Lyon en date du 10 novembre 2009 car le T.G.I. de Marseille a désigné un médecin expert à Lyon. Je me suis présentée, le médecin radiologue est venu avec 3 avocats, 3 médecins et 3 assureurs, plus un autre médecin généraliste pour se défendre. J'ai appris par la D.D.A.S.S des Boûches du Rhône que ce médecin radiologue a été sanctionné à 9 mois d'interdiction de pratiquer la médecine avec sursis.

Lors de l'expertise médicale, je pense que le médecin expert était plutôt de son côté que du mien, j'ai l'impression que c'était moi la coupable et non la victime. L'information de cette mise en garde contre ce cabinet médical et ce médecin de la D.D.A.S.S se trouve sur internet sous l'intitulé INFORMATION DES PATIENTES POUR LES CLICHES DE MAMMOGRAPHIE A MARSEILLE. Ma vie est brisée depuis ce jour-là et je suis en état de choc psychologique."

jeudi 24 septembre 2009, a 10:53
Tourisme médical: attention!
 

Nancy a 30 ans et le ventre qui pend: elle décide de subir une chirurgie reconstructrice au niveau de l'abdomen. Dans son cas, l'abdominoplastie aurait pu lui être remboursée par la sécu mais elle a été très mal renseignée: elle croit qu'elle ne sera pas prise en charge. Elle se connecte à une agence de voyages spécialisée dans le tourisme médical en ligne, persuadée de faire d'importantes économies. On lui propose un acte chirurgical à 3 000 € en Tunisie. En France, la même prestation lui aurait coûté 3 000 à 4 500 € selon les cliniques. Mais elle croit faire une bonne affaire. Bien sûr, on ne lui parle pas des frais annexes, ni des conditions de réalisation des soins. Sans plus attendre, elle s'envole pour la Tunisie.

L'opération a lieu le 25 août 2009 et se déroule normalement. Au total, elle a déboursé 4 950 € pour l'opération et les soins, voyage inclus.  Malheureusement, le chirurgien a fait du très mauvais travail. La plaie ne cicatrise pas, pire: elle se nécrose. Il la laisse pourtant reprendre l'avion dans cet état tout en minimisant les dangers auxquels elle s'expose (embolie pulmonaire ou septicémie). A bien y réfléchir, elle ne sait même pas s'il était qualifié. Elle a vu ses diplômes, mais elle a aussi vu le résultat. Et si tout était faux? A son retour en France, elle ne peut que constater qu'elle a de plus en plus mal et que quelque chose ne va pas. L'incision a été effectuée grossièrement, la plaie s'est rouverte et s'est surinfectée. Sans être une grande spécialiste, elle voit bien que ce n'est pas normal.

Elle remue ciel et terre pour trouver un chirurgien qui accepterait de la réopérer malgré les risques. Le premier la laisse espérer puis se défile, la laissant en plant. Déception.  Elle devait entrer le jour même en clinique pour se faire opérer le lendemain mais l'anesthésiste a préféré reporter l'opération car elle était grippée. La semaine d'après, la secrétaire lui annonce que leur planning est surchargé et que l'opération prévue ne pourra pas avoir lieu. Nancy s'étonne: est-ce parce qu'elle a précisé qu'elle est bénéficiaire de la CMU? Elle comprend que hormis le fait qu'il hésite à engager sa responsabilité, il ne travaille qu'en honoraires libres. Son infirmière rappelle le service, là on lui donne une tout autre version: après réflexion, ce chirurgien viscéral a décrété qu'elle devait consulter un chirurgien plastique car il n'est pas compétent.

Elle doit maintenant faire face à un double problème: soigner son infection et trouver un chirurgien qui la sauve. Le deuxième lui annonce que la sécurité sociale ne paiera pas pour ses soins car les suites de chirurgie esthétique ne sont pas prises en charge. Et refuse lui aussi de la réopérer car son état ne le permet pas. Son ventre est noir, elle souffre le martyr et passe ses journées alitée. Sa cicatrice n'est pas belle à voir et les écoulements continuent. Elle s'inquiète. Lui aussi: il pense aux complications qui pourraient survenir. Les problèmes s'accumulent. La sécu la lâche. C'est la loi: si elle tient à se faire réopérer, c'est elle qui devra tout payer de sa poche. Que va-t-elle devenir si elle ne peut pas trouver l'argent?

On parle de 15 000 € pour lui rendre un abdomen acceptable. Bien évidemment, elle ne les a pas. Le premier mois, les infirmières et les visites à l'hôpital sont prises en charge par la CMU mais elle a peur que la sécurité sociale lui demande le remboursement de ces sommes. Et rien ne dit que le médecin conseil acceptera sa demande d'aide exceptionnelle car les caisses sont vides. En tout, elle dépense 1 500 € en médicaments et pansements dans le mois suivant son retour. Sur ses ordonnances, le chirurgien n'oublie jamais de préciser: non remboursable. Suite d'acte hors nomenclature. Elle maudit la Tunisie et tout ce qui va avec.

De son côté, le charcutier qui l'a mutilée se défend d'être coupable de quoi que ce soit, prétextant que sa nécrose est due au tabac et qu'il l'avait prévenue, ou rejetant la faute sur les infirmières qui ne pratiqueraient pas les soins correctement. Renseignements pris auprès de professionnels compétents, sa nécrose est la conséquence logique d'une infection faisant suite à une opération ratée (peau mal coupée, trop tirée, de manière asymétrique) et à des mesures d'hygiène plus qu'insatisfaisantes. Il ne répond plus aux emails qu'elle lui envoie. Il est loin et il sait qu'elle n'a aucun recours. De toute manière, le service après-vente n'est pas prévu au contrat.

Autant le savoir avant de signer: parce qu'elle allée se faire opérer à l'étranger, le recours à la justice est très difficile. Elle n'a pas pu obtenir le support des associations car les opérations à l'étranger ne sont pas de leur ressort, et pour les mêmes raisons, l'ordre des médecins ne peut pas l'aider non plus. Le siège de l'agence se trouvant lui aussi en Tunisie, son dossier devient compliqué à plaider même pour un bon avocat. De plus elle n'a ni l'énergie, ni l'argent, ni le temps.  Elle aimerait pouvoir se retourner contre cette agence qui l'a envoyée à la boucherie. Mais la situation urge, elle doit aller à l'essentiel. Elle sait qu'elle n'a plus droit à l'erreur: il y va de sa survie.

Elle comprend qu'elle a pris de gros risques en confiant son corps à cet homme qu'elle ne connaissait pas. Elle pensait pourtant s'être bien renseignée en récoltant des témoignages de personnes ayant été opérées par lui, toutes satisfaites, dont une très bonne amie qui a subi une augmentation mamaire très réussie. Elle est donc partie en toute confiance. Elle a encore de la chance dans son malheur: elle aurait pu mourir. Elle a bien remarqué le manque d'hygiène au niveau des soins post-opératoires: l'infirmière se lavait les mains avec la savonnette de l'hôtel puis s'essuyait sur ses hanches ou sur ses fesses. Hallucinant. Elle s'en veut mais c'est trop tard. Si elle avait su! Les diplômes ne sont pas une garantie, la preuve. A bon entendeur...

Ci-dessous la liste des diplômes affichés par le boucher de Nancy:
• Diplôme de Doctorat de la faculté de Médecine de Tunis.
• Diplômé en Chirurgie Esthétique Plastique et Réparatrice.
• Inscrit au Conseil National de l'ordre des Médecins Tunisiens sous le Numéro xxxxx.
• Diplôme Universitaire de Microchirurgie. Université Paris XII.
• Diplôme Inter-Universitaire d'Anatomie Appliquée à la Chirurgie Plastique. Université René Descartes. Paris V.
• Attestation de Formation Spécialisée en Chirurgie Esthétique Plastique et Réparatrice (A.F.S) Université Denis Diderot. Paris VII.
• Internat de Chirurgie Plastique de 2004 à 2006 au service de Chirurgie Esthétique Plastique et Réparatrice de l'hôpital Henri Mondor. Pr. Lantieri, Paris.
• Lauréat deuxième du rang, du Concours National 2006 pour l'autorisation d'exercice de la profession de médecin étranger en France, Spécialité Chirurgie Esthétique Plastique et Réparatrice.
• Depuis Octobre 2006 Assistant Attaché au service de Chirurgie Esthétique Plastique et Réparatrice de l'hôpital Henri Mondor. Pr. Lantieri, Paris.
• Membre de l'équipe de la deuxième transplantation mondiale de la face effectuée le 21 Janvier 2007 au service de Chirurgie Esthétique Plastique et Réparatrice de l'hôpital Henri Mondor. Pr Lantieri, Paris.

http://cicatrice.blog.mongenie.com/

vendredi 18 septembre 2009, a 13:12
Décès de Patrice Canonne, 40 ans
 

Deux médecins spécialistes ont été condamnés ce mercredi par le tribunal correctionnel de Moulins à des peines de prison ferme pour homicide involontaire après le décès d'un patient grièvement brûlé. Le 31 juillet 2004, Patrice Canonne, un ouvrier de 40 ans, avait été admis à la clinique Saint-Odilon de Moulins après un accident du travail, alors qu'il posait un revêtement dans la piscine de rééducation de l'établissement. Sous l'effet d'un chalumeau, les émanations du pot de colle avaient provoqué une explosion le brûlant grièvement aux jambes et aux bras.

La victime avait agonisé durant 5 jours avant d'être évacuée aux urgences de l'hôpital de Moulins alors que, selon les experts, elle aurait dû être immédiatement prise en charge dans un centre de grands brûlés. Les deux médecins qui l'ont soignée, le Dr Jean-Paul Briat, 66 ans, spécialiste en chirurgie digestive, et le Dr Philippe Dumontier, un orthopédiste de 58 ans, ont été respectivement condamnés à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis pour l'un, et 3 ans de prison dont 2 ans avec sursis pour l'autre. C'est très léger je trouve, pour avoir laissé un homme agoniser dans des conditions inhumaines.

Le procureur avait requis pour chacun d'eux un an avec sursis et 20 000 € d'amende. Un an de sursis, le prix d'une vie! Finalement, c'est la clinique qui a été condamnée en tant que personne morale à 20 000 € d'amende pour "manquement aux règles d'hygiène et de sécurité". L'employeur de la victime a écopé pour sa part de 10 000 € d'amende. Au cours de l'audience, le Dr Briat, qui avait prescrit de la morphine, a reconnu "sans doute un défaut de coordination" avec son collègue. La famille avait exprimé son inquiétude au personnel médical dans les jours suivant le drame, alors que la température du blessé qui peinait à respirer était montée à 41°C, mais n'avait pas pu rencontrer les médecins.

Lors de l'audience, l'avocate de la famille, Maître Mercier-Rayet, avait dénoncé une médecine à deux vitesses, estimant que "s'il n'avait pas été un simple ouvrier, il aurait certainement eu droit à plus d'attention". Comme on pouvait le craindre, les deux médecins ont annoncé leur décision de faire appel. De quoi nous convaincre, s'il en est encore besoin, que ce sont toujours les mêmes problèmes qui reviennent, car ceux qui pourraient prendre des mesures ne le font pas et les autres ne parviennent pas à se faire entendre. Désinvolture, je m'en-foutisme et indifférence: décidément, rien ne change et rien ne changera jamais.

jeudi 30 avril 2009, a 07:51
Pour une société humaine
 

Je vous invite à faire connaître ce blog autour de vous. Pour que la société évolue, une prise de conscience est nécessaire. Il faut aussi changer les lois en faveur des citoyens. Quelqu'un va-t-il enfin avoir le courage de prendre position et nous garantir:

- le respect de notre droit à la vérité lorsque le diagnostic ne laisse pas ou plus d'espoir

- la transparence sur les effets indésirables des vaccins et des médicaments et leur efficacité réelle sur la pathologie qui nous affecte

- plus de réactivité venant de l'Afssaps lorsqu'il s'agit de retirer un médicament jugé nocif

- la vulgarisation des résultats des études scientifiques avec l'aide de médias indépendants


- la vérité sur l'existence du VIH (je ne parle pas du Sida qui est un syndrome avéré, mais bien du virus supposé en être la cause)

- la vérité sur les voies de transmission des différents cancers

- des sanctions appliquées aux praticiens qui ont manqué à leur obligation d'assistance et de soins par laxisme ou incompétence

- le remboursement par le chirurgien coupable de faute professionnelle du coût de l'opération à la sécurité sociale

- une vraie justice pour les victimes de médecins sans scrupules dont les décisons ont entraîné le handicap ou la mort: la prison en plus de dommages et intérêts

- l'indemnisation systématique des patients victimes de médecins incompétents ou malhonnêtes

- l'aide juridictionnelle automatique pour toutes les victimes d'erreurs médicales, quel que soit leur niveau de revenus

- le contrôle systématique et régulier de tous les médecins et chirurgiens par une institution indépendante de leur Ordre

- une réponse adaptée à chaque consultation ou à défaut, être orientés vers un confrère plus compétent sans avoir à remuer ciel et terre pour le trouver nous-mêmes

- l'obligation pour les médecins d'obtenir l'accord écrit du patient ou de sa famille avant de pouvoir mettre en oeuvre un protocole de soin ou de pratiquer quelque intervention que ce soit

- le choix de se faire opérer en France ou à l'étranger tout en bénéficiant de la même prise en charge

- le retrait des médicaments dont l'inefficacité est flagrante (ex: dans la maladie d'Alzheimer) et qui contribuent à la mort de notre système de soins

- l'interdiction pour les laboratoires de financer tout ou partie de la formation des médecins et de diffuser des informations dans les médias en utilisant la voix de professionnels de la médecine

- l'indépendance des études scientifiques par rapport aux revues médicales (financées par les laboratoires)

- la fin des lobbys et le retour à la démocratie

- l'autorisation pour les thérapeutes de pratiquer toutes les médecines naturelles, y compris énergétique, ayurvédique, tibétaine... avec remboursement des consultations et des médicaments prescrits

- tous les médicaments en vente libre. C'est dangereux car cela permettra à chacun de se soigner tout seul. Ca ne changera rien puisque c'est ce que l'on fait déjà. Mais ce sera plus facile

- une contre-visite obligatoire des patients avant de les envoyer en psychiatrie (cas relevant de la médecine corporelle)

- l'obligation pour les établissements de santé d'engager du personnel qualifié

- la propreté dans les hôpitaux, et l'assurance que l'équipe médicale se désinfecte les mains avant de s'occuper de nous

- le droit d'être traités dignement par le personnel des hôpitaux dans le respect de la charte du patient hospitalisé

- des recours contre les médecins qui ne respectent pas la charte du patient ou le code de déontologie: ceux qui exigent des dessous de table, ceux qui ne respectent pas notre volonté, ceux qui font des avances à leurs patientes et ceux qui nous méprisent parce qu'ils croient pouvoir dominer le monde

- des recours contre les établissements qui pratiquent les essais thérapeutiques dans le dos des familles

- le droit de choisir notre traitement nous-mêmes

- l'arrêt de la vaccination de masse


- la liberté de refuser une vaccination pour soi-même ou son enfant si l'on considère que le risque lié à l'infection est inférieur à celui de développer une maladie dégénérative

- l'accès à l'école pour les enfants malades qui souhaitent bénéficier d'une scolarisation normale

- des places en nombre suffisant en soins palliatifs pour les malades qui ne souhaitent pas mourir à leur domicile et les familles qui ne peuvent pas les accompagner vers la mort

- la dépénalisation de l'aide au suicide dans notre pays.


http://www.abadennou.fr/dossier_euthanasie.html

mardi 28 avril 2009, a 07:44
Quelle protection pour les patients?
 

Pourquoi les médecins des hôpitaux sont-ils autorisés à prendre des décisions seuls en France? On sait pourtant bien que deux avis valent mieux qu'un! Ne pourrait-on pas opter pour une structure collégiale comme c'est le cas en Allemagne, afin d'éviter un grand nombre d'erreurs inhérentes au choix du protocole à mettre en oeuvre? Ne serait-il pas préférable pour tous que les médecins soient notés par les patients via un questionnaire de la sécurité sociale, et que leur classement soit rendu publique afin d'être consultable, pour que seuls les meilleurs praticiens puissent être sélectionnés?

Combien de fautes et de décès faudra-t-il encore avant qu'on rende au patient ses droits dans la pratique? Celui de décider pour son propre corps de ce qui doit être opéré ou non, celui de choisir sa thérapie lui-même et de pouvoir refuser un médicament lorsqu'il le rend encore plus malade qu'il ne l'est déjà. Le droit de donner son avis sur l'efficacité d'un traitement, d'orienter les analyses en fonction des symptômes que lui seul ressent, et d'être renseigné sur les conséquences de tel traitement ou de tel acte. Le droit pour chacun de pouvoir rappeler aux médecins tout puissants cette vérité lorsque cela s'avère nécessaire: Mon corps n'appartient qu'à moi.

Il me semble que ce problème de société devrait être rendu prioritaire. Il en va de la survie de l'être humain. Qu'y a-t-il de plus important dans la  vie que la vie elle-même? Certes pas les intérêts des banques. Ca se saurait. Tant que les lois ne seront pas modifiées, les choses ne changeront pas. Je ne demande pas la constitution d'un énième fonds de secours ou d'indemnisation qui serait approvisionné par l'Etat alors qu'il n'en a plus les moyens. Je trouverais plus normal que les responsables payent. Je veux dire, qu'ils payent sur leurs deniers personnels, et non pas sur ceux de l'hôpital, et encore moins sur ceux de l'Etat: c'est complètement injuste que les victimes payent deux fois!

Quand on casse un objet dans un magasin, il faut le rembourser. Qu'on l'ait fait exprès ou pas. On fait attention parce qu'on le sait. Chacun doit réparer ses erreurs. Alors seulement on pourra peut-être espérer un regain de responsabilisation générale, et la médecine ne s'en portera que mieux. Ne resteront que ceux qui pratiqueront la médecine par vocation et qui accepteront de mettre leur savoir à la disposition de leurs patients pour leur permettre de trouver les solutions qui leur conviennent. Au lieu de cela, ceux qui osent dénoncer le système sont orientés en psychiatrie, parfois même internés contre leur gré. Le patient sera-t-il un jour enfin considéré comme un client qui se respecte?

Les statistiques évoquent les victimes qui ont réussi à briser le mur du silence. Un nombre infime, comparé à toutes les affaires étouffées ou restées dans l'ombre des couloirs d'hôpital et des salons de cabinets privés. Qu'en est-il des autres, celles dont on ne parle pas? Celles qui, plongées dans la dépression, l'alcool ou la souffrance, n'ont plus la force d'effectuer la moindre démarche? Celles qui, usées par un coma ou par la maladie, passent leurs journées sur un lit dans un état de survivance? Celles qui sont déjà mortes? Celles qui ne savent pas se défendre? Celles qui n'ont pas les moyens financiers de rétablir leurs droits? Celles qui se croient seules dans leur cas? Celles qui ont eu recours à la justice et se sont vues déboutées faute de preuves?

Malgré la popularité d'internet, les citoyens victimes d'erreurs médicales sont encore bien petits, seuls et silencieux. Surtout quand ils sont passés de l'autre côté du tunnel, partis avec leurs lourds secrets. Ceux et celles qui les côtoient savent ce qu'ils doivent endurer pour assurer leur simple survie au quotidien. Pour les familles, l'erreur fatale commise en l'espace de quelques minutes par un étranger devient un combat de chaque instant, pendant que d'autres poursuivent paisiblement leur route en toute impunité, comme si rien ne s'était produit. Liberté, égalité, fraternité. Elle est belle, notre justice.

Il serait profitable aux victimes d'erreurs médicales de pouvoir obtenir l'appui de médias indépendants pour relayer leur cas. Bien souvent, les documents médicaux et légaux deviennent les seuls témoins de ces affaires lorsque survient un accident ou un décès suspect. Il me paraîtrait aussi normal qu'elles puissent bénéficier de l'aide juridictionnelle automatique et immédiate, sans conditions de revenus. Qu'en est-il en réalité? C'est à elles de faire la preuve de leur bonne foi et de trouver l'argent nécessaire. Elles se retrouvent seules face à des personnages puissants regroupés en lobbys, protégés par l'Ordre des médecins ou le pouvoir politique. Elles n'ont pas vraiment de recours.

Il existe bon nombre d'associations mais elles sont souvent dans la même impuissance que nous. Alors malheureusement, la plupart ne se défendent pas. Ce n'est pas donné à tout le monde de braver la lourde machine administrative. Tout comme ce n'est pas donné à tous d'entreprendre de son vivant des procédures judiciaires complexes, épuisantes et coûteuses, autant financièrement que moralement, sans jamais être sûr du résultat. Déjà affaiblis par la maladie, le deuil ou le handicap, les rares courageux prêts à se lancer dans cette douloureuse aventure n'obtiennent hélas pas toujours satisfaction. En ce jour de manifestation nationale, il était important de le rappeler.

http://www.oniam.fr/
http://www.cnvp84.fr/

vendredi 24 avril 2009, a 08:16
Suisse, Belgique, Pays-Bas
 

Quelle différence y a-t-il entre l'avortement, l'euthanasie et la peine de mort? Si l'avortement est un droit et puisque la peine de mort a existé, comment peut-on encore interdire l'euthanasie? Certes, la peine de mort a été abolie par Mitterrand en 1981, mais elle a bel et bien existé durant des siècles. Notre société n'avait alors pas beaucoup d'états d'âme à décider de la vie ou de la mort d'un supposé coupable. Aujourd'hui, elle refuse à des personnes innocentes de décider pour elles-mêmes de la manière et du moment.

Les moyens d'administrer la mort sont nombreux, parmi les plus "civilisés": les injections. Pour ménager la sensibilité des bourreaux, on fait en sorte qu'aucun d'entre eux ne sache qui a administré la dose létale. On trouve même des kits d'euthanasie en Suisse. On peut être pour ou contre, chacun a le droit d'avoir ses convictions. Mais chacun a aussi le droit de ne pas avoir envie de terminer dans des souffrances abominables. C'est surtout cela qui fait peur dans la mort. Ce n'est pas tant de partir que de ne pas savoir comment ni dans quelles conditions. Ce n'est pas tant de devoir se séparer des siens, que de savoir que vous serez seul avec votre souffrance car personne ne vous aidera.


Au nom d'une morale chrétienne totalement dépassée et d'une hypocrisie sans fin, nos pouvoirs publics préfèrent laisser agoniser les malades en fin de vie pendant des semaines ou des mois, voire des années. Ce qui est bien pire que la guillotine parfois. Lois anti-euthanasie, hôpitaux surpeuplés, médecins inhumains, pénurie d'infirmières... Je sais pas vous, mais moi ça m'angoisse énormément. Ca devient dangereux de vivre en France. Imaginez que vous trébuchiez sur le trottoir et que votre tête heurte le sol. Appel des secours, transport à l'hôpital, même pas le temps de prévenir votre famille ou d'annuler vos rendez-vous...

A l'hôpital, on vous laisse patienter toute la journée dans un couloir bruyant parce qu'il n'y a personne pour s'occuper de vous. Vous perdez connaissance. Puis on vous laisse dans le coma pendant plus de 10 ans avant d'accepter de vous débrancher sur ordre de justice. Ou alors on s'emploie à vous réanimer afin de faire de vous un légume. Tout le monde vous croyait perdu. La réalité est encore pire: vous n'avez plus ni amis, ni travail, ni envie de vivre. Et vous souffrez le martyr au quotidien dans votre corps. Mais ça, personne ne le sait car vous ne pouvez plus vous exprimer, ni manger seul, ni vous tenir debout. Dehors, la vie continue. Sans vous.

Vous vous retrouvez comme un insecte pris au piège. Je fais référence à la fin tragique de Jean-Dominique Bauby , atteint de Locked-in Syndrom, telle qu'il l'a racontée dans son livre Le scaphandre et le papillon. Vous voulez regarder la télévision mais on vous l'éteint sans vous demander votre avis. De toute façon, vous ne pouvez plus répondre. Vous voulez manger de la soupe car vous avez mal quand vous mastiquez mais on vous sert de la viande trop cuite. De toute façon, vous n'avez pas faim. Vous voulez mourir mais on vous maintient en vie. De toute façon, vous êtes déjà mort. Non, non: c'est trop risqué, décidément. Si je dois trébucher, je ne veux pas le faire en France. Je vais me renseigner de ce pas pour savoir dans quels pays d'Europe on trébuche le mieux.


http://www.lepost.fr/article/2008/03/29/1174157_en-suisse-on-peut-acheter-un-kit-euthanasie.html
http://www.lepost.fr/article/2009/02/19/1429571_l-euthanasie-en-europe.html

jeudi 23 avril 2009, a 07:27
Appel à contre-manifestation
 

Face à l'appel des médecins qui a obtenu 10 000 signatures, Gisèle s'insurge contre la manifestation du 28 avril à l'issue de laquelle nos praticiens espèrent obtenir plus de moyens et encore plus de pouvoir, alors qu'ils sont en partie responsables du déclin de l'hôpital. A vouloir trop tirer sur la corde, un jour elle casse. Et ce jour-là, comme à chaque fois, c'est le petit peuple qui rembourse.

"Le 28 avril, les medecins et autre personnel médical vont manifester contre le texte de loi à voter. A entendre toutes ces personnes dans les medias, ils semblent très souvent occulter l'usager au bénéfice de leurs conditions de travail !!! Ce texte, expurgé, a été voté par l'Assemblée Nationale. Mais grâce au travail des associations, il tient encore compte des usagers. Il doit maintenant passer au Sénat le 12 mai prochain, il sera a nouveau  amendé et expurgé au bénéfice des médecins souvent sénateurs, maires ET directeurs d'hôpitaux.

Ne pourrions-nous pas, les victimes des hôpitaux, envisager une action pour faire entendre nos voix, avant que le silence et l'omerta se referme au bénéfice exclusif des médecins, ETAT dans l'ETAT, refusant à tout prix d'être considérés comme les communs des mortels, refusant le moindre contrôle et pouvant nous prendre impunément la vie de ceux que l'on aime? Autant je peux comprendre certains personnels soignants et leurs revendications, autant chez les médecins la perte du pouvoir dans lequel ils sont installés me ferait plutôt plaisir.

Je me bats pour Pierre, mon mari (34 ans de vie commune) et pour que mes enfants croient en la justice et la médecine, car ils ont leur vie devant eux. Cela signifie ne rien lâcher afin que les responsables assument leurs responsablilités. Mon mari est décédé en avril 2008 de 3 erreurs médicales à l'hôpital Ambroise Paré de Boulogne Billancourt dans d'affreuses souffrances. Alors soutenir ce mouvement de médecins est plus qu'indécent !!! Mon souci à moi, c'est la victime et le patient, et certainement pas les médecins qui ont une grande part de responsabilité dans la situation actuelle.

Les associations qui aident les victimes d'erreurs médicales devraient faire une contre-manifestation. Car si tout n'est pas rose pour les médecins selon leurs critères, pour nous la vie est devenue un enfer. Une occasion de dénoncer l'omerta, les pièces du dossier médical jamais fournies, le mépris face à notre douleur... Mais en groupe, car chaque victime est en réalité très seule pour faire entendre sa voix. J'en suis une, et ce n'était qu'une suggestion car mon combat à moi ne s'arrêtera jamais. Ci-dessous, l'email que j'ai envoyé à François Fillon le 21 avril:

Monsieur le Premier Ministre,

Devant l'indécence de l'appel de ces Mandarins accrochés à leurs avantages et leur pouvoir, il suffit de suivre quelques interviews pour mesurer leur suffisance, ma question est: et NOUS ??? les Victimes des hôpitaux, ceux à qui des erreurs médicales ont retiré leur vies et leurs projets :

. quand nos voix vont-elles vraiment être entendues?
. pourquoi devons-nous attendre aussi longtemps pour obtenir un résultat, que ce soit la simple demande d'un dossier médical ou le résultat d'une expertise?
. pour protéger qui? Ne sommes-nous plus des CITOYENS ayant des droits dès lors qu'une erreur médicale a fait s'effondrer nos rêves?
. pourquoi les plaintes déposées au Procureur de la République alors que le dossier a été requalifié en "homicide involontaire "ne donnent aucun résultat, ni même enquête?

Adhérente UMP, soutenant le Président de la République et votre Gouvernement dans les choix qui sont faits, je suis dans le plus profond questionnement quant à l'injustice que l'on nous fait vivre ma famille et moi, alors que nous n'attendons que la manifestation de la justice à laquelle nous pensions avoir droit. Merci de faire taire ces NANTIS et rendez justice à ceux qui subissent par leur faute, l'enfer."

vendredi 03 avril 2009, a 07:41
La beauté épinglée
 

Le Dr Maure, médecin depuis 1974, se présentant comme la victime d'un complot, avait déjà comparu à la Cour d'Appel les 19 et 20 janvier 2009 pour emploi dissimulé, publicité mensongère, tromperies aggravées, mise en danger de la vie d'autrui et blessures involontaires. «On a voulu éliminer un concurrent», avait-il déclaré à la presse, montrant du doigt le Conseil national de l'Ordre des médecins dont il a été radié en janvier 2007. Lors de l'audience d'appel en janvier dernier, l'avocat général avait requis une peine ferme de quatre ans de prison. Le 1er avril, la Cour d'Appel d'Aix en Provence a confirmé la condamnation prononcée le 8 septembre 2008 par le tribunal correctionnel de Marseille, qui inclut une amende de 75.000 € : trois ans ferme.


En première instance, le tribunal avait condamné le prévenu à indemniser les plaignants de 1.000 à 7.586 € chacun, pour un total de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Le principe d'une indemnisation des victimes a été confirmé mais le montant en a été réduit pour une trentaine d'entre elles. Les victimes ont donc sollicité la commission d'indemnisation des victimes d'infractions pénales dépendant du TGI qui doit désigner des experts judiciaires pour déterminer l'ensemble des préjudices subis, physiques et psychologiques.


A 60 ans, Michel Maure compte à son actif 12 sanctions disciplinaires dont une interdiction d'exercer et une longue suite de procédures devant les tribunaux de commerce qui ont abouti à la fermeture d'abord provisoire puis définitive des quatre établissements à vocation médicale qu'il avait ouverts dans les années 1990: deux cliniques à Marseille, une clinique et une maison de retraite à Avignon. En 2007, après avoir été radié de l'ordre des médecins, il a effectué six mois de détention provisoire pour avoir essayé de réinstaller une activité de chirurgie esthétique.


Durant ses deux procès, Michel Maure était accusé d'avoir mutilé des dizaines de patientes lors d'opérations de chirurgie esthétique pratiquées entre 2001 et 2004 dans une clinique fermée depuis 1995. Médicaments périmés, instruments obsolètes, plaies mal fermées, le tout dans un environnement sordide. Laissé en liberté sous contrôle judiciaire dans l'attente de son premier jugement, Michel Maure s'était tout bonnement éclipsé en Espagne. La police l'avait interpellé deux mois plus tard, le 19 août, sur la Costa Brava. Incarcéré depuis le 12  septembre 2008 pour avoir enfreint son contrôle judiciaire, il a donc comparu comme détenu à la Cour d'Appel d'Aix en Provence.

La cour a également été saisie en appel des faits de location de son ancienne clinique Saint-Bernard, transformée en appartements, qui lui avaient valu en février 2008 six mois de prison avec sursis et 15.000 € d'amende. Dans son jugement rendu en septembre 2008, le tribunal correctionnel de Marseille avait critiqué une médecine de garage, des installations totalement obsolètes, une absence de personnel qualifié et des patients exposés à un risque de mort. L'ex-docteur Maure s'était autoproclamé "l'un des plus grands chirurgiens esthétiques du monde", fier de posséder une clientèle de 5 000 patientes.

Pour l'un des avocats des victimes, Maître Rambaldi, "les patientes du Dr Maure souhaitent vraiment en finir avec cette affaire, car elles vont encore ressasser de mauvais souvenirs." De l'aveu de leur défenseur, le médecin déchu n'a toujours pas commencé à les indemniser, alors qu'il doit verser au titre des indemnisations de chacune des patientes des sommes allant de 2.000 à 7.000 € pour les souffrances endurées, et de 1.000 à 3.000 € pour le préjudice moral. Au total, 97 personnes ont porté plainte contre lui.

De 2002 à 2004, l'ex-médecin aurait pratiqué plus de 1 500 opérations de chirurgie esthétique dans sa clinique de Marseille. Lors de son interpellation en 2004, il avait protesté, se targuant d'avoir rendu un serviceà ses patientes et qu'il mettait la beauté à la portée de tous. Les victimes du docteur Maure ont toutes un point commun: elles sont de milieux modestes. Il attirait sa clientèle par ses prix, trois fois moins élevés que ceux pratiqués par ses concurrents. On retrouve l'argument des tarifs défant toute concurrence dans toutes les publicités publiées dans des journaux régionaux ou sur le site Internet qu'il avait créé en 1997: www.magic.clinic.com. Dans cette "clinique de renommée mondiale", on pratiquait "des tarifs exceptionnels, les plus bas d'Europe, dans des conditions de sécurité absolue", avec des possibilités de paiements échelonnés.


Impasse du Roux, dans la clinique Saint-Bernard, les "équipes médico-chirurgicales hautement qualifiées" se réduisent, en tout et pour tout, à Michel Maure et à ses trois employées qu'il emploie de manière illégale. Assia est à l'accueil, Magalie au secrétarirat et Amina, aide-soignante, joue le rôle de l'infirmière-assistante. Avant d'être recrutées par lui, ces femmes étaient parents isolés sans emploi. Une fonction tout indiquée pour pratiquer des soins au laser ou des piqûres sur les clientes, comme si elles étaient anesthésistes ou médecins!


Le mari d'une victime aujourd'hui décédée a conservé une carte de visite du Dr Maure: un faux bardé de mensonges. "Maintenant, je sais que tous ses diplômes, c'était du bidon. Mais avant, je m'en doutais pas. Je suis peut-être couillon, mais je suis d'un milieu où on ne met pas en doute les diplômes d'un médecin... Ma femme est allée voir un dermatologue. C'est Maure qui l'a anesthésiée. En ce temps-là, il était anesthésiste. Dix ans plus tard, c'est lui qui nous a relancés. Il nous a envoyé des tas de papiers comme quoi il était devenu chirurgien esthétique."


On se demande toujours comment ces victimes sont allées confier leur corps à Michel Maure qui ressemble à tout sauf à un chirurgien, avec son look de voyou marseillais, ses lunettes d'aviateur, ses costumes tape-à-l'oeil, son allure négligée, sa moumoute et son manque d'hygiène. Comment ce personnage au genre louche, a-t-il pu ferrer ses victimes sans éveiller le moindre soupçon? Justement, elles l'ont trouvé louche, bizarre, ridicule, inquiétant. Mais ça ne les a pas empêchées d'y aller.


Ses patientes ont décrit des opérations qui pouvaient durer des heures sous simple anesthésie locale, d'atroces souffrances et des conditions sanitaires douteuses. Certaines ont dû être réopérées. Attention avec la chirurgie esthétique: on ne le répètera jamais assez. Témoin, cette pauvre dame qui y a laissé sa santé alors qu'elle voulait seulement retrouver un ventre plat. Venez la soutenir sur son blog: http://operation907.blog.mongenie.com/

mardi 24 mars 2009, a 07:40
A quand l'interdiction du suicide en France?
 

La France est-elle encore le pays des droits de l'Homme et du citoyen? Si oui, pourquoi est-on obligé de se suicider au XXIème siècle alors qu'il suffirait de légiférer sur l'euthanasie pour rendre à ces humains au bout de la maladie leur dignité de femmes et  d'hommes libres? On a bien légalisé l'avortement, et même la peine de mort, fut un temps. Pourquoi aurait-on le droit de décider de la vie des autres mais pas de sa propre vie?

Selon le député UMP Jean Léonetti, la loi sur la fin de vie de 2005 "répond à ceux qui, malades en fin de vie, demandent l'arrêt de l'acharnement et ne veulent plus souffrir. Mais elle ne peut pas répondre à ceux qui estiment que la vie qu'ils mènent ne vaut plus d'être vécue". Pour certains, le suicide est donc la seule réponse possible, tout du moins en France. 


Combien sont-ils à se suicider chaque année parce qu'on leur refuse la piqûre que l'on donne aux chiens? Rémy SALVAT, Chantal SEBIRE, Maïa SIMON, Vincent HUMBERT, Diane PRETTY, Charles FARIALA, Ramon SAMPEDRO, Jean AEBISCHER, Sue RODRIGUEZ, Manon BRUNELLE, Thomas YOUK, Christian MONTCOUQUIOL... ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres.


Janine Thombrau ne pratique pas la langue de bois. Elle a pris sa décision dès 2002, l'année où on lui a diagnostiqué une sclérose en plaques: "J'ai prévenu mes deux enfants et mon compagnon: quand ça se dégradera, quand je ne pourrai plus écrire, quand je sentirai que c'est le moment... Je n'ai pas envie d'être un légume." Janine est en fauteuil roulant, elle ne peut plus marcher ou s'habiller seule, mais elle a l'esprit très combatif:


"Sortons des luttes individuelles, parcellaires et egocentriques! SDF... chômeurs... licenciés... exclus... handicapés... sans papiers... travailleurs précaires... retraités... usagers de la santé... chercheurs... Ca n'arrive pas qu'aux autres! Notre combat est le même... celui de la DIGNITE. Celui de nos DROITS FONDAMENTAUX. Celui de VIVRE ET NON DE SURVIVRE!


Ce n'est pas parce qu'on a une SEP (Sordide Envahisseuse Perverse) particulièrement sévère et virulente que l'on doit attendre que les choses se fassent! Faute de trouver un ambulancier "militant"... ou un lit médicalisé "turbo" tout terrain... C'est dans la rue que je manifeste. Se rebeller est juste... Résister est un devoir... Agir est nécessaire!


Moi, Janine Thombrau, atteinte d'une Sclérose En Plaques évolutive et rapide, lucide et en pleine possession de mes facultés mentales, ai décidé de ne pas me laisser dégrader par la maladie et de partir DIGNEMENT, avant que l'inéluctable échéance faite de souffrance et de dépendance ne vienne altérer mon moi. D'autres personnes atteintes de maladies dégénératives, incurables et sclérosantes ont adressé une même requête aux pouvoirs législatifs, judiciaires ou exécutifs… sans ébranler cette muraille d'égoïsme, de surdité, de suffisance et de rigorisme de ces bien-portants.


Leur rhétorique inébranlable sur l'homme qui doit rester égal dans la vie comme face à la mort… Quelle égalité pour un handicapé, un malade, un chômeur, un retraité, un SDF… face à un notable? Cette même rhétorique qui leur permet de refuser un débat public et de récuser, au nom de leur éthique personnelle, le libre choix des individus rejetant la déchéance et voulant garder leur pouvoir de décision et les moyens légaux de l'exécuter… Ce blabla obsolète me fait dire à ces donneurs de leçons : attention, ça n'arrive pas qu'aux autres… Songez-y. Sachez que je ferai ce que je voudrai… quand je le voudrai … Quand je déciderai que ce sera mon heure.


Janine Thombrau,

Républicaine et fière de l'être !"


Extrait du blog: http://motspourmaux.perso.cegetel.net

lundi 23 mars 2009, a 07:39
Les limites du secret médical
 

Un jour, une dermatologue de la périphérie niçoise m'a confié qu'on lui amenait parfois des enfants atteints de maladies vénériennes. Et d'ajouter en baissant la voix: Vous savez, le monde n'est pas beau... Cette révélation m'a extrêmement choquée. Je n'oublierai jamais ses paroles. Comment un enfant de 8 ans peut-il attraper de l'HPV sur les fesses? Comment une fillette de 6 ans peut-elle avoir de l'herpès sur les parties intimes? Je n'ai pas osé lui demander si elle avait fait un signalement. Je crois que j'ai eu peur de la réponse. Jusqu'où le praticien doit-il préserver le secret médical? A-t-il le devoir de parler lorsqu'il s'agit de viols sur mineurs? Et quand il parle, jusqu'où sa parole peut-elle être entendue?

Tout commence par les pleurs de deux enfants qui refusent d'aller chez leur père un week-end sur deux. Ils présentent des troubles psychologiques et physiques qui alertent l'entourage. Ce qu'ils racontent dépasse l'entendement. La mère les emmène chez un pédopsychiatre. Le Dr Sabourin est membre du Conseil d'Administration d'Innocence En Danger (IED), une association qui lutte contre les abus sexuels. Durant 3 ans, ce médecin engagé analyse leurs dessins en pratiquant l'écoute active et recueille leurs témoignages ahurissants de monstruosité.

Le frère et la soeur racontent ce qu'ils ont vu et ce qu'ils ont vécu avec des détails plus qu'inhumains. Ils sont visiblement traumatisés par des viols et des sacrifices d'enfants commis lors de week-ends diaboliques par leur père et des amis de leur père. Des meurtres d'enfants filmés dont les cassettes sont revendues sous le manteau à des sommes astronomiques. Des viols, des amputations et décapitations perpétrés en région parisienne par les membres d'une secte sataniste sous couvert de la justice française. On comprend mieux pourquoi le pays piétine: sûr que nos politiques ne peuvent pas se taper nos enfants et statuer sur de nouvelles lois favorables au petit peuple...

Au même moment, en Suisse, une autre petite fille fait des dessins étonnamment semblables et dénonce les mêmes sévices. La police mène l'enquête. Alors que ces enfants ne se connaissent pas entre eux, ils identifient formellement leurs agresseurs. On parle de réseau organisé. La maman de Sylvie, comme celle de Pierre et Marie, saisit la justice. Mais celle-ci conclut à un non-lieu et, comble de l'horreur, rétablit les droits de visite. Les deux mères ont dû fuir à l'étranger pour protéger leurs gosses. Une histoire à gerber. Comment peut-on survivre à de tels traumatismes? Comment des enfants ayant vécu des choses aussi atroces vont-ils parvenir à se recontstruire, même avec l'aide de pédopsychiatres?

Les experts sont catégoriques: les faits sont si graves que des enfants ne peuvent pas les avoir inventés. Cependant, les médecins se sont retrouvés bien impuissants face aux rouages de la justice. Les trois pédopsychiatres ayant suivi ces enfants ont écrit à la juge d'instruction pour être entendus dans cette affaire, mais toutes leurs demandes ont été ignorées. Preuve s'il en est, que la justice est elle aussi corrompue à son plus haut niveau. Le procureur de Nice avait déjà dénoncé des affaires de viols d'enfants étouffées par des magistrats. Cette fois il s'agit d'enfants assassinés: le sordide ne connaît plus de limites.

Peu avant le 6 juin 2006, un article étrange est paru dans Nice Matin: la municipalité de Cagnes sur mer ou Cros de Cagnes tenait à communiquer sur les festivités qu'elle organisait à cette date. Lorsque je m'en étonnai, la mère d'une amie me dit: Ils vont fêter le diable. Je ne voulais pas le croire! Mais pourquoi fêter le 06.06.06, et pas le 05.05.05 ou le 07.07.07? Le nombre de Lucifer... 666. Cette veuve de promoteur immobilier m'assura qu'elle savait de quoi elle parlait. Depuis, je me suis documentée et aujourd'hui je sais qu'elle avait raison. Ce n'est pas de la paranoïa. Cela paraît inimaginable, mais cela existe. NE LAISSEZ PAS VOS ENFANTS SEULS. Le pouvoir est corrompu, le citoyen ne peut pas compter sur la protection de la justice. Le policier qui sait ce qu'est devenue la petite Estelle Mouzin a dû s'exiler en Angleterre pour sauver sa peau car il se sent menacé.

Une seule émission a été consacrée à ce scandale sur FR3 en mars 1999, Viols d'enfants: la fin du silence? présentée par Elise Lucet. Le CSA a interdit la rediffusion et l'archivage de la bande. J'ai trouvé la vidéo sur internet: jugez-en par vous-mêmes. Oui, ça se passe chez nous, en France, au XXIème siècle! Enfants torturés pendant des cérémonies de sacrifices, violés en collectivité, brûlés et décapités avec la complicité de membres haut-placés devant lesquels tout le monde s'incline. Qui sont ces délinquants sexuels? Votre voisin, votre directeur d'école, votre médecin, votre banquier, votre maire, votre avocat... La puissance de ce réseau d'influence est sans équivoque: témoin, la protection que le gouvernement leur accorde. Comment se fait-il que l'organe le plus élevé de la magistrature puisse être aussi corrompu?

Le fils de Pierre Roche qui dénonce les faits criminels commis par ce Haut Magistrat décédé dans des circonstances mystérieuses doit se sentir bien seul. On savait depuis longtemps que les infiltrations franc-maçonniques se retrouvent à tous les niveaux de l'Etat: politique, justice, police, armée, éducation, information, économie, énergie, banques, santé, église. On savait aussi que des pervers sans âme pratiquent des viols en réseaux organisés. Mais on était loin de s'imaginer l'ampleur de ces dérives sectaires. Force est de constater que la blessure se gangrène: de nos jours, les viols sont banalisés. Cela ne contente plus les adeptes, il leur faut plus de sensationnel. En l'absence de pénalisation, on assiste à une escalade dans l'horreur des fantasmes mis en oeuvre. Où tout cela va-t-il s'arrêter? Non, décidément, ce monde n'est vraiment pas beau.

Parce qu'elle a dénoncé l'existence de charniers d'enfants à Paris ce soir-là en direct, Martine Bouillon a été mutée en province par le Conseil Supérieur de la Magistrature dès le lendemain de la diffusion du documentaire, sous le prétexte: "atteinte à la délicatesse". Elle se refuse désormais à tout commentaire sur cette affaire, expliquant qu'elle a "des personnes a protéger ". Le Haut Magistrat qui lui a assigné l'ordre de mutation a bien été mis en examen par la suite pour pédo-pornographie mais il a été blanchi. La France, pays des droits de l'homme? HONTE à la France!

http://www.barruel.com/info12.html
http://www.lepost.fr/article/2008/09/07/1259635_le-mystere-de-la-disparition-de-la-fillette-estelle-mouzin.html
http://www.dailymotion.com/Vannso/video/xwrg5_violssacrifices-charniers-denfants
http://video.google.com/videoplay?docid=-1820440810398661506&hl=de
http://secretebase.free.fr/complots/complots.htm
http://www.innocenceendanger.org/index.php?id=588
http://galeon.com/affaireroche/defensedetaperca/resume.htm#courte
http://www.deni-justice.net/injustices.htm

mercredi 18 mars 2009, a 07:36
Chimio: l'ennemie de vos dents
 

Bruno a 53 ans. Il a été soigné au CHU de Poitiers pour un cancer du poumon. Aujourd'hui, non seulement il n'est pas guéri, mais les 3 chimiothérapies qu'il a subies ont entraîné des dégâts irréversibles au niveau de ses dents. Or, ces conséquences n'ont jamais été mentionnées lors de la consultation préléminaire à la mise en oeuvre de son traitement. Dans certains établissements, on joue notre santé aux dés en se riant des lois, sans même prendre la peine de nous préciser les règles du jeu.

Reculez de deux cases. Le devis de réparation des dommages augmente tous les jours. Deux dents ne sont pas encore chiffrées. A ce jour, ses dépenses de dentiste représentent 20 355 €, soit  2 903 € remboursés par la S.S. (14,26%), 8 643 € par sa mutuelle (42,47%), plus 500 € d'aide exceptionnelle de la MACIF Mutualité SMIP (2.46%). Le coût restant à sa charge s'élève à plus de 8 300 € (40,82%). Comme nous tous, Bruno a regardé avec attention l'émission Ils font bouger la France diffusée le 3 mars sur France 2. Il attendait des réponses, une réaction de notre Ministre, l'audit du CHU, la traçabilité des produits qu'on lui a administrés... En deux mots, Béatrice Schoenberg a bien résumé la situation : c'est la loi du SILENCE.

Prison: passez votre tour.
Une loi sur la liberté d'accession au dossier médical a bien été votée en 2002, mais elle est loin d'être appliquée partout. Depuis son courrier du 24 septembre 2008 au pneumologue du CHU, Bruno attend. Il ne parvient pas à obtenir son dossier et n'a toujours pas reçu le compte-rendu de la Commission des Relations avec les Usagers du 30 octobre 2008 en présence des médiateurs médecins et soignants statuant sur la non-responsabilité du CHU. De qui se moque-t-on? Sâchez que lorsque vous avez un litige avec une administration, vous pouvez saisir le Médiateur de la République (Jean-Paul Delevoye). Dans le cas présent, il faut vous adresser au pôle sécurité des soins.

Avancez d'une case. Il a donc entamé le parcours du combattant pour débusquer les responsables soudainement devenus introuvables. Pas de nouvelles du CHU, ni de la CPAM, ni de la CRAM. Qu'à cela ne tienne: il a décidé de ne pas en rester là, et il ira jusqu'au bout. Son courriel adressé le 19 février à Roselyne Bachelot étant resté sans suite, il a écrit à François Fillon le 6 mars, avec copie de son email envoyé aux autres destinataires pour crier sa rage. Réponse de l'Elysée quelques jours plus tard: son dossier est reparti au Ministère de la santé. Retournez à la case départ.



From: bruno.charluet@hotmail.fr
To: premier-ministre@cab.pm.gouv.fr
Subject: FW: S'il vous plaît Messieurs, Mesdames ... Seriez-vous mort, muet, manchot, alliéné ou bien irresponsable ou ....? Depuis le 24 septembre 2008 .... La loi du Silence ....
Date: Fri, 6 Mar 2009 17:14:18 +0100

Cher Monsieur le Premier Ministre François FILLON,

Par la présente, je vous fais part de mon indignation sur des conséquences cycloniques dans ma mâchoire par la casse/perte de 18 dents suite à 3 cures de chimiothérapie. Les interlocuteurs, au fil des jours, ne répondent pas ou mal, par un refus de responsabilité de leur part, quel que soit le destinataire :


  • - le Chimiothérapeute,
  • - le Professeur chef de service,
  • - le Directeur du CRUQ,
  • - la Direction du CHU,
  • - Monsieur le Préfet,
  • - Monsieur le Député,
  • - Madame la Ministre de la Santé.


Alors aujourd'hui, je m'adresse à vous et également à notre Président de la République Française pour que les choses bougent et que l'on arrête d'être dans un mutisme intolérable.

Je vous prie de recevoir et d'accepter, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de ma considération distinguée.


Bruno CHARLUET.

PJ: courriel



From: bruno.charluet@hotmail.fr
To: cab-sjs-sp@sante.gouv.fr; jpabelin@assemblee-nationale.fr; bernard.tomasini@vienne.pref.gouv.fr; contact@urml-pc.org; miletrie@chu-poitiers.fr; j.francois@chu-poitiers.fr; meurice@chu-poitiers.fr
CC: philippe.gaillardin@aliceadsl.fr; dgrivelet@wanadoo.fr; laetitia.saillol@commissions-crci.fr; celine.dulais@cpam-poitiers.cnamts.fr; frederique.servant@cram-centreouest.fr
Subject: S'il vous plaît Messieurs, Mesdames ... Seriez-vous mort, muet, manchot, alliéné ou bien irresponsable ou ....? Depuis le 24 septembre 2008 .... La loi du Silence ....
Date: Fri, 6 Mar 2009 17:07:06 +0100

Bonjour à vous tous,

Les destinataires sont nombreux et bien peu d'entre vous ont eu :
  • - le professionnalisme ou
  • - la compétence ou
  • - la politesse ou
  • - la dignité ou
  • - le respect ou
  • - le devoir d'appliquer la Charte Qualité Du Patient ou
  • - la délicatesse ou
  • - le temps ou
  • - le droit de savoir, contrairement à la loi du silence, par des procédures administratives lourdes pour consulter SON dossier médical, qui plus est, contient des examens personnels comme des scintigraphies osseuses et pulmonaires, des compte-rendus d'examens tomodensitométriaues thoraco-abdominal et encéphalique, et leurs clichés qui n'ont pas été prescrits par le CHU, ou
  • ... de me répondre sur mes doléances.

Merci de bien vouloir vous remémorer, si c'est votre tasse de thé, l'émission de Béatrice Schoenberg sur France 2, Ils font bouger la France,  pour thème: Un état des lieux du monde hospitalier en France. Nous n'avons pas les mêmes valeurs, c'est dommage, pour ceux qui sont dans le staff de la République Française.
Cette histoire débuta le 24 septembre 2008 par une annonce sympathique de la perte/casse de 3 dents. Les conséquences cycloniques de la chimiothérapie sur ma dentition se traduisent aujourd'hui par la casse/perte de 18 dents.

A qui faut-il s'adresser, que faut-il entreprendre pour vous réveiller, pour faire bouger la France? Alors qui va me répondre intelligemment, d'une manière factuelle, positivement et dignement ? Qui va être le médiateur de tous ces destinataires car à un moment, cela va bouchonner si toutes les personnes me répondent. Il est souhaitable que ces réponses convergent et ne soient pas contradictoires. Enfin, vous avez fait selon vos désirs jusqu'ici, alors pourquoi changer, n'est-ce-pas? Il est 16 h20, vous êtes sans doute en weekend, ou bien en train de peaufiner une réunion extraordinaire avec les participants concernés par cette hécatombe dentaire. Alors? Qui commence? 

Bonne réception et meilleures salutations.
Bruno CHARLUET.



From: courrier.president@elysee.fr
To: bruno.charluet@hotmail.fr
Subject: RE:Présidence de la République
Date: Mon, 16 Mar 2009 16:01:28 +0100

cid:image001.gif@01C877E5.6DB7B030

 

SCP/CdO/C040387 

 


Cher Monsieur,

 

Le Président de la République a bien reçu votre courrier et, sensible à l'épreuve qui vous frappe, m'a confié le soin de vous exprimer tout son soutien. Il vous invite à garder courage.

 

Le Chef de l'Etat sait à quelles difficultés peuvent être confrontés certains de ses concitoyens pour financer les prothèses dentaires dont ils ont besoin pour eux-mêmes et leurs proches.

 

Soyez donc assuré qu'il a été pris connaissance avec attention de vos réflexions avant de les signaler à Madame la Ministre de la Santé et des Sports.

 

Bien cordialement.

 

 

Le Chef de Cabinet

Cédric GOUBET



http://programmes.france2.fr/ils-font-bouger-la-france/index.php?page=article&numsite=2789&id_article=7595&id_rubrique=2792
http://www.securitesoins.fr/droits-des-patients-par-le-pole-sante-et-securite-des-soins_fr_06.html

vendredi 13 mars 2009, a 07:38
Associations et politiques: merci pour tout
 

Voici le coup de gueule de Philippe Costes, forcé de constater que ses actions entreprises depuis 4 ans n'ont eu aucune répercussion sur les lois qui gouvernent notre pays (voir les articles Décès de Jérôme Costes, 16 ans et Le scandale des essais thérapeutiques):


"Combien de courriers envoyés à nos politiques de tous bords pour témoigner et dénoncer des faits, des actes dont trop de Français sont les victimes, et combien de réponses ? Messieurs MOSCOVICCI et PEMEZEC se sont proposés d'adresser une correspondance au Ministre de la santé pour l'interpeller (décembre 2007) et ainsi se dire: j'ai fait ma Bonne Action, sans chercher, sans vouloir forcément une réponse et sont retournés chahuter sur les bancs de l'hémicycle, retrouver certains confrères qui luttent contre la lourdeur digestive de paupières devenues trop épaisses par le poids des ans.

 

D'autres comme Monsieur AUTAIN, vous adressent un courrier dans lequel ils déversent leur incompréhension. Il s'est dit choqué par notre histoire qu'il qualifie d'épouvantable et d'inhumaine, lui au moins dit son indignation, mais cela reste des mots, l'action c'est autre chose... Quant à ceux qui vous adressent (la liste est longue) de la compassion, il aurait été préférable qu'ils s‘abstiennent car ce n'est pas de la compassion que nous attendons d'eux mais des actions. En sont-ils capables ? Et que dire de ceux qui ne réagissent pas ? Rien, il est des silences qui vous pousseraient à utiliser des termes qui seraient mal venus dans la langue de Molière...

 

Alors, Mesdames et Messieurs les bien-pensants, ne soyez pas surpris lors des élections du nombre d'abstentions, elles sont à l'image de votre inaction et de votre mépris des citoyens. Car beaucoup l'ont compris, vous n'avez qu'une envie, qu'une obsession: conserver vos acquis et votre pouvoir. L'actualité des mois écoulés n'est-elle pas une preuve de votre seul combat ? Celui qui consiste à diriger, à détenir sur l'autre le pouvoir, uniquement le pouvoir, la toute puissance, quel que soit le parti dans lequel vous naviguez, être des êtres à part.


Beaucoup trop d'entre vous se paufinent une image de "people" alors que le citoyen qui a pris le temps de déposer son bulletin dans l'urne n'attend qu'une chose de vous, que vous remplissiez la mission pour laquelle vous avez été élu: être le garant des droits et du respect des individus qui vous ont fait confiance.Trop de plateaux de télévision, trop de discours verbeux, pour donner le bon mot et flâter votre égo, alors que celui qui n'a de cesse de vous interpeller ne reçoit que des maux. Ôtez de votre visage le fard de tant de soupoudrage dont les médias vous ont barbouillé la face pour briller devant les caméras, regardez-vous le matin au réveil sans maquillage devant votre glace sans teint et posez-vous ces questions: Qui m'habille de mon beau costume de satin? Qui fait que jamais de pain, je ne manquerai?


La révolution française n'a rien changé, certaines classes ont perdu leurs privilèges, d'autres s'en sont emparées sous prétexte du bien-être du peuple, quelle hypocrisie... Les Droits de l'Homme sont devenus les Droits des Politiques. Le 10 mars 2009 (article du Parisien), à l'occasion de son déplacement au Mexique, notre Président Nicolas SARKOZY, dans le cadre de l'affaire Florence CASSEY,a eu cette phrase symbolique : « La France est un Etat de droit, on n'y fera pas n'importe quoi.» Je me permets, Monsieur le Président, de vous contredire et de constater avec force « que la France est un Etat de droit, dans lequel certains se permettent tout et n'importe quoi

 

Quant aux Associations (elles sont nombreuses) avec lesquelles nous avons eu des échanges et qui ont préféré nous ignorer, ont-elles eu peur de l'institution que nous pointons du doigt ? Je prendrai principalement comme exemple :

 

- La Ligue Contre le Cancer : institution qui récolte des fonds pour la recherche et cela est honorable, comme j'ai eu l'occasion de l'écrire à son président en 2006. Il serait honorable aussi lorsque des faits scandaleux sont portés à leur connaissance qu'ils se rangent aux côtés de parents qui leur demandent de les aider à passer des messages à ceux qui sont censés soigner les malades. Il faut savoir mener des combats pour ceux qui luttent contre la maladie et pour ceux qui nous ont quittés dans des situations qui ne devraient pas exister.

 

- La Voix de l'Enfant : que j'avais rencontrée à l'occasion d'une émission sur Direct 8 (voir vidéo sur mon blog) en novembre 2007 et qui s'était dite scandalisée par la situation évoquée dans mon témoignage. Eux non plus n'ont pas affiché une réelle volonté de passer à l'action... Comme je le leur ai suggéré, pourquoi ne pas renommer votre association « La Voix de Certains Enfants » ?

 

- Le Défenseur des Enfants : que dire, sinon qu'il s'agit d'une institution de la République qui n'a aucun pouvoir sinon un rôle de médiation ? Drôle d'institution qui devrait avoir une autonomie réelle et un rôle actif dans la défense des enfants, car il est des faits que la médiation ne réglera jamais… Dernièrement, lors d'une émission de radio, sa représentante s'est présentée comme « Le Défenseur de tous les enfants » permettez que j'en doute, que j'en doute fort.

 

Voilà, mon coup de gueule pourrait comporter autant de pages qu'il existe de Députés, de Sénateurs, d'Associations mais nul besoin de noircir plus de papier: ils se reconnaîtront, ceux qui au quotidien ont perdu toute légitimité à mes yeux et aux yeux de beaucoup de Français.
J'adresse toutes mes pensées à tous ceux qui m'ont rejoint dans ce combat en apportant des témoignages ou des signatures et à ceux qui n'osent le faire et qui souffrent en silence. Le Site santé usagers est le site de tous, tous ceux qui veulent lutter contre le mépris de nos institutions censées être les garants des droits et du respect de chaque individu. Nos Différences, nos Souffrances, nos Handicaps sont autant de combats, pour nous, pour ceux qui nous ont quittés et pour tous ceux qui se croient à l'abri.“

http://santeusagers.over-blog.com/pages/COUP_DE_GUEULE-1179135.html

mardi 20 janvier 2009, a 08:37
L'indemnisation des victimes
 

Grande victoire pour les victimes d'erreurs médicales!

En 2007, pour la première fois en France, un avocat de l'Association d'Aide aux Victimes d'Accidents Corporels (A.A.V.A.C) a obtenu la reconnaissance de la perte de chance de survie. La Cour de Cassation, dans un arrêt rendu le 13 mars 2007, a reconnu que les parents d'une jeune victime d'erreur médicale devaient être indemnisés au titre de la perte de chance de pouvoir vivre plus longtemps.

En première instance, le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux avait alloué une somme de 110 000 € aux parents de la victime en reconnaissance de l'erreur commise et du préjudice subi. Leur fille Cindy, âgée de 20 ans en 1999, était décédée à la suite d'une erreur de diagnostic de l'hôpital de Villeneuve-sur-Lot. Son cancer de la peau n'avait pas été détecté lors des premiers examens médicaux, alors qu'elle présentait des symptômes qui n'avaient pas été explorés.

En réalité, il s'agit d'une double erreur médicale. En mai 1997, la jeune étudiante de Miramont-de-Guyenne consulte un dermatologue Villeneuvois pour l'ablation d'un grain de beauté proéminent sans que cela inquiète le praticien. Quatre mois plus tard, une tumeur s'étant formée au même endroit nécessite une deuxième intervention. A l'époque, ce médecin avait estimé que la tumeur en question n'avait pas de caractère malin. Comment pouvait-il le savoir sans procéder aux analyses correspondantes?
Au printemps 1998, inquiète devant l'inflammation qui se développe sous la cicatrice et l'apparition de ganglions à l'aine, la patiente consulte un professeur de Marmande. C'est là que le diagnostic tombe. Mais, compte tenu du degré d'avancement de la maladie, il n'est plus possible d'enrayer la multiplication des métastases.

La Cour de Cassation s'est appuyée sur les articles 1147 et 731 du Code Civil pour décider que toute personne victime d'un dommage, quelle qu'en soit la nature, a droit d'en obtenir l'indemnisation de celui qui l'a causé et, que le droit à réparation du dommage résultant de la souffrance morale éprouvée par la victime avant son décès, en raison d'une perte de chance de survie, étant né dans son patrimoine, se transmet à son décès à ses héritiers.
Cette décision, qui devrait faire jurisprudence, vient couronner plusieurs années de lutte de cette association dont les avocats ont toujours plaidé sans relâche la notion de vie abrégée, espérant obtenir l'indemnisation des familles en plus des préjudices habituels. Ils peuvent être satisfaits d'eux. Selon le Docteur Courtois, Président de l'A.A.V.A.C, il s'agit d'une décision capitale pour une meilleure indemnisation des victimes d'erreurs médicales et d'accidents corporels en général.


Beaucoup d'avocats spécialisés dans les contentieux médicaux plaident la perte de chance de vivre plus longtemps, mais en règle générale, ce type de préjudice est presque systématiquement écarté par les magistrats. Le 3 mars dernier, la sixième chambre civile du tribunal de grande instance de Bordeaux l'a pourtant retenu au bénéfice des parents de Cindy.
Certes, rien ne pourra remplacer la perte d'un être cher. En France, le prix d'une vie est presque nul. L'indemnisation du préjudice moral des parents est de 23 000 € pour la perte d'un enfant et celui d'un enfant est de 13 000 € pour la perte de l'un de ses parents. Pourtant, avec le décès de la victime, c'est bien toute son espérance de vie qui disparaît en une fraction de seconde, ce que les tribunaux ne voulaient pas prendre en compte jusqu'à présent.

Durant le procès, l'expert nommé par le tribunal a considéré que les torts du médecin et du centre d'anatomie et de cytopathologie étaient doubles, l'erreur initiale ayant été aggravée par un défaut de surveillance. Pourquoi les cellules cancéreuses présentes à l'époque dans les tissus ôtés n'ont-elles pas été détectées? Si le praticien et le centre hospitalier ont reconnu s'être trompés, ils contestent, en revanche, le rapport d'expertise. Selon leurs dires, la faute commise n'a eu aucune incidence sur la durée de vie de leur patiente. Ils ont fait appel de la décision.


L'Association d'Aide aux Victimes d'Accidents Corporels (AAVAC), association française loi 1901, se propose de vous aider à faire reconnaître l'erreur médicale, l'infection nosocomiale, l'affection iatrogène, l'accident chirurgical, l'aléa thérapeutique ou toute autre atteinte corporelle dont vous êtes la victime.
Cette association peut vous assister dans vos démarches médicales, administratives et, si cela est nécessaire, dans vos démarches juridiques lors des procédures afin d'obtenir la meilleure indemnisation possible de l'ensemble de vos préjudices.


Tel: 05 56 42 63 63  de 9h à 12h et de 14h à 18h.

http://www.aavac.asso.fr/index.html

samedi 17 janvier 2009, a 08:15
Des médicaments d'origine humaine
 

Entre 1980 et 1988, l'Association France Hypophyse, qui détenait le monopole du traitement à l'hormone de croissance, collectait les hypophyses sur des cadavres, y compris sur ceux présentant des maladies neurologiques. L'Institut Pasteur, quant à lui, extrayait l'hormone sans même procéder à la moindre stérilisation. Aucun contrôle n'était par la suite effectué par la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH) chargée de conditionner le médicament. En France, 1698 enfants de 8 à 15 ans ont été traités par cette hormone dans la période allant de 1983 à 1985, années où les risques étaient maximals.

En avril 1985, après l'apparition de la maladie de Creutzfeldt Jakob chez trois enfants américains, les Etats-Unis décident de n'utiliser que des hormones de synthèse. Beaucoup de pays prennent des mesures immédiates pour interdire l'emploi des hormones de croissance d'origine humaine. Mais la France continue à les employer jusqu'en 1988 en les purifiant à l'urée. Elle est de ce fait le pays le plus touché au monde: dix cas aux Etats-Unis et une trentaine en Grande-Bretagne, contre une centaine dans l'hexagone. Et ce n'est pas fini. Chaque année, plusieurs nouveaux cas se déclarent. La maladie touche dorénavant les adultes, car sa durée d'incubation peut atteindre 30 ans.

L'organisation était parfaitement huilée. France Hypophyse visitait les morgues de France, Hongrie et Bulgarie pour se procurer des glandes hypophysaires qu'elle achetait 30 francs pièce. Celles-ci étaient cédées 75 francs à l'Institut Pasteur qui en extrayait les hormones de croissance avant de les revendre à la Pharmacie Centrale des Hôpitaux pour la modique somme de 450 francs. Voulez-vous savoir à quel prix la PCH les commercialisait? 750 francs (prion offert, cela va de soi: on n'est pas des voleurs!) Avez-vous seulement une idée de ce que vous ingurgitez lorsque vous consommez des médicaments? Bien sûr que non! Sinon vous arrêteriez tout de suite, tant vous seriez effarés.

France Hypophyse avait pourtant des règles drastiques à respecter: déclarations obligatoires, mise à l'écart des organes provenant de sujets malades ou âgés, conditions de conservation et de congélation strictes. Mais pour répondre à une demande toujours croissante, ces règles ont été progressivement abandonnées au profit de la rentabilité. Ainsi les engagements sont bafoués sans scrupules, les contrôles inefficaces ou inexistants et les patients lésés dans l'indifférence générale. Peu importe la cause de la mort du donneur: seul le rendement compte. Alors on fait du fric, on en veut toujours plus. De toute manière, personne ne pourrait rien prouver... L'histoire allait leur donner raison.

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé les six prévenus comparaissant pour négligence dans l'affaire de l'hormone de croissance contaminée, responsable du décès de 117 enfants ayant contracté la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Rappelons que cette pathologie neurologique dégénérative se distingue par des troubles du comportement, tremblements et convulsions (épilepsie). Le tribunal n'a pas suivi le parquet qui demandait des peines de prison avec sursis contre trois d'entre eux. Le parquet va faire appel. Cette décision est une injure à la vie. Pauvre justice! La vie d'un enfant ne vaut donc pas plus que cela? Il n'y a guère que la mort pour coûter moins cher chez nous que dans les pays voisins...

Pour défendre leurs clients, les avocats des prévenus ont invoqué le manque de connaissances scientifiques de l'époque. Selon le prix Nobel américain Stanley Prusiner, découvreur du prion de Creutzfeldt-Jakob, le danger des injections ne pouvait pas être connu avant 1985. Avis opposé de la vétérinaire Jeanne Brugère-Picoux, pour qui les scientifiques étaient alertés dès 1974. Le professeur Luc Montagnier, quant à lui, avait alerté le public dès 1980 sur les risques de telles manipulations. Au nom du profit, on fait n'importe quoi. Qui plus est, avec la bénédiction de la justice. Quel grand pays... Elle est belle, la France! Vous faites comme vous voulez, moi je ne prends pas de risques: je ne fais plus confiance à personne!!

Poursuivis pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, les six médecins et pharmaciens responsables de l'Institut Pasteur et de France Hypophyse sont donc libres. En effet, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que les témoignages scientifiques ne permettaient pas de déterminer s'ils avaient ou non conscience dès 1980 d'exposer les malades traités par ce médicament au risque de contamination par la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Depuis 1991, les familles des victimes se battent pour que les négligences ayant conduit à la mort de leurs enfants soient punies. Un procès-marathon pour une affaire sanitaire qui n'est pas sans rappeler celle du sang contaminé, épineuse et semée d'embûches pour la partie civile. Expertises faussées, déclarations de scientifiques contradictoires... Beaucoup de doutes subsistent. Les familles de ces enfants se sont regroupées au sein de l'Association des Victimes de l'Hormone de Croissance (AVHC) dont la présidente, Jeanne Goerrian, a publié en 2008 un livre intitulé: Ils ont tué mon fils deux fois.

Source:http://membres.lycos.fr/tpehgh/le_scandale.htm
http://www.france5.fr/magazinesante/video.cfm?file=http://www.france5.fr/images/emissions/009588/89/magsante_20090115.asx

Association des Victimes de l'Hormone de Croissance
http://www.association-avhc.org/fr/creutzfeldt-jakob.asp

Institut Pasteur
http://www.pasteur.fr/ip/index.jsp

Présentation
Ce blog a pour vocation de donner la parole aux malades et à leurs familles. Il relate des expériences vécues, des exposés sur les erreurs de diagnostics et les erreurs médicales, ainsi que des témoignages de guérison. Racontez-moi votre histoire et je la publierai.

Venez pousser vos coups de gueule, exprimer vos critiques, prendre des idées et nous faire part de vos conseils. Ici, vous pouvez parler de vos symptômes ou de vos traitements, échanger des adresses, poser vos questions, trouver des réponses et partager vos trucs.

Que dire du trou de la sécu? De la prise en charge des maladies dégénératives? De l'avenir des enfants touchés par des affections handicapantes qui restent empêtrés dans le silence de la médecine? Regroupons-nous. Venez parler de votre histoire, pour que les choses changent et peut-être aussi, pour apporter votre solution à ceux qui n'en ont pas.

Un lieu d'expression dédié à tous les patients actifs qui souhaitent pointer les dysfonctionnements et veulent comprendre ce que font les médecins pour pouvoir choisir leur thérapie eux-mêmes. Ne laissons plus personne décider à notre place!

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