| vendredi 08 janvier 2010, a 15:42 |
| Qui doit payer pour la sécu? |
Le forfait hospitalier est
passé de 16 à 18 €, soit une augmentation de 12,5 %.
Grâce à tous les déremboursements pratiqués
à tous les niveaux, la sécurité sociale espère
économiser quelques centaines de millions d'euros, tandis que
son déficit va se creuser de 10 milliards d'euros, atteignant
le seuil record de 30 milliards d'euros en 2010. C'est bien la peine
de faire autant de dettes quand on n'arrive même pas à
se faire soigner correctement...
Notre sécu se meurt.
Pour combler ce déficit, nos têtes pensantes ont décidé
que le mieux, c'était de nous faire payer. Dorénavant,
sur une consultation médicale, nous versons 1 € et 0,50 €
sur chaque boîte de médicaments. En cas de traitement de
plus de 91 €, nous en sommes de 18 € de notre poche. Nous sommes
restreints lors de nos arrêts maladie, nous devons consulter un
généraliste avant de voir un spécialiste. Etc,
etc... Or, il s'avère que certaines taxes destinées à
la sécu ne lui sont pas reversées :
1) sur le
tabac (7,8 milliards d'euros) 2) sur l'alcool (3,5 milliards
d'euros) 3) sur les primes d'assurances automobiles (1,6 milliard
d'euros) 4) sur les industries polluantes (1,2 milliard
d'euros) 5) sur la valeur ajoutée (2 milliards d'euros) 6)
sur les contrats aidés (2 milliards d'euros) 7) sur les
entreprises (1,9 milliard d'euros).
Ces chiffres sont issus du
rapport des comptes de la sécu. Total: 20 milliards d'euros.
Ah, si nos responsables faisaient leur boulot efficacement et de
manière honnête... Et s'ils apprenaient enfin à
gérer! Ce n'est pas auprès de nous qu'ils iraient
chercher l'argent, mais dans les budgets astronomiques alloués
aux hôpitaux pour acheter du matériel et des médicaments
inefficaces. Dans les tonnes de Tamiflu qu'on a envoyées à
la benne pour cause de péremption, dans les doses de vaccins
que le gouvernement a commandées "par précaution"
sans tenir compte des sondages. Des 94 millions de doses, combien
vont se retrouver à la poubelle d'ici quelques mois? En
attendant, c'est NOUS qui payons.
Du travail bâclé,
des budgets mal gérés, de l'argent public gaspillé,
des thérapies naturelles méprisées, des demandes
de patients ignorées, une humanité bafouée par
des manipulateurs en soif de pouvoir, des abus restés impunis,
de la fierté mal placée, des médecins mal formés
et des parcours de soins inefficaces: voilà l'origine du vrai
problème. Le Dr Claude Perrin est médecin généraliste
et homéopathe retraité. A 76 ans, il porte des
observations critiques sur les pratiques d'aujourd'hui qui n'ont
selon lui plus rien à voir avec la médecine qu'on
enseignait dans les années 50 et dénonce l'attitude des
médecins: "une attitude de raideur autoritaire à
la limite de la méchanceté, déplorable pour le
moral du patient."
"Le manque de culture
générale chez les praticiens spécialistes ne
leur fait voir le corps humain que par le petit bout de la lorgnette.
Les internistes à vision globale et synthétique, hélas!
n'existent plus pour faire les synthèses. De plus, leur
orgueil est incommensurable. Ils SAVENT. Le bas peuple, c'est-à-dire
le reste du monde, est inculte et surtout inintelligent. C'est
pourquoi ils ne tiennent aucunement compte des effets secondaires des
remèdes prescrits et qui font pourtant souffrir.
Les
mathématiques ont stérilisé les coeurs, bridé
les sentiments. Constatons les résultats: la sécheresse
ne règne pas que dans les déserts. L'exercice médical
pratiqué par des praticiens sans culture générale
ni vision globale de l'organisme, mais conditionnés par la
chimie internationale, adepte du culte de la seule rentabilité
pécuniaire, engendre des erreurs de diagnostics, malgré
beaucoup trop d'examens complémentaires redondants. La
technique de laboratoire et des machines voudrait suppléer à
l'intelligence du raisonnement cartésien et à l'analyse
logique.
Cette façon d'agir
n'épargne pas les quelques rares spécialistes
compétents et consciencieux qui, suivant la mode, demandent
systématiquement des dosages de cholestérol, urée,
glycémie à jeun... quelles que soient les
plaintes exprimées par le patient... quand celui-ci a la
chance d'être écouté! La précipitation du
médecin à suivre d'emblée le premier diagnostic
qui lui vient à l'esprit ne contribue guère à
l'élèvation du niveau de santé publique tout en
coûtant un maximum à la sécurité sociale.
En dehors du fait que la caisse d'assurance maladie est indûment
sollicitée, le patient n'y trouve pas son compte.
Nos
maîtres dans les années 50 nous enseignaient la vertu
apaisante de la main du médecin sur le bras du malade
angoissé, avec diminution quasi instantanée des signes
cliniques les plus criants permettant la compréhension de la
situation. Il y a plusieurs décades que l'on a constaté
que la demande d'examens complémentaires étaient
inversement proportionnelle au temps passé à écouter
et examiner le patient. DEPUIS DIX ANS, nous tentons de mettre en
évidence cet ILLOGISME programmé. Les brimades et
autres convocations au commissariat de police, avec menaces de mise
en garde à vue pour nous faire taire, n'ont rien fait. Le
problème est de plus en plus aigu."
Dans son livre
Les combats de la vie, le Dr Montagnier avait déjà
dénoncé le laxisme de l'ordre des médecins face
à des pratiques déshumanisées qui participent à
la mort de notre système de soins: "L'histoire de la
maladie - l'observation par l'auscultation, la palpation et l'examen
appareil par appareil (digestif, pulmonaire, cardiaque, uro-génital)
- n'est plus pratiquée. Cette démarche prend du temps,
mais le résultat est à la hauteur de l'effort: un
moindre risque d'erreur de diagnostic et la satisfaction de constater
que le patient est soulagé. Et... aspect non négligeable:
le coût pour la sécurité sociale est moindre. Ces
mauvaises pratiques sont désormais reconnues par l'ordre des
médecins qui, à son habitude, n'intervient pas. Tandis
que les écrits de bon sens d'un de leurs maîtres sont
ignorés!"
http://www.arnica.fr/pages/accueil.html http://www.omegatv.tv/video/16807195001/psychologie/typedepersonnalites/le-metier-des-manipulateurs-.php
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| lundi 07 décembre 2009, a 17:27 |
| Des examens normaux, et pourtant |
Emmanuelle a été victime d'une erreur de diagnostic à cause d'un
appareil de mesure défecteux. Sans une alerte de la D.D.A.S.S, son cancer
l'aurait peut-être emportée sans qu'elle sâche qu'elle était malade. Peut-on encore se fier aux examens dits normaux?
"En septembre 2008, je passe
une mammographie dans un cabinet médical de Marseille comme chaque
année depuis 2001, et le radiologue me dit : "Tout va bien, rendez-vous
dans un an pour une
autre mammographie de contrôle." Le 10 décembre 2008, je reçois une
lettre
recommandée de la D.D.A.S.S des Bouches-du-Rhône (courrier adressé aux
1 125 patientes qui ont passé une mammographie dans ce cabinet de 2006
à 2008) m'informant que les appareils de ce cabinet ne permettaient
pas de donner des résultats fiables et de diagnostiquer certaines
microcalcifications pouvant évoluer vers un cancer.
Donc je me suis affolée et je me suis présentée auprès de ce cabinet
pour voir ce radiologue qui me dit : "Ne vous inquiétez pas, tout va bien,
n'écoutez pas la D.D.A.S.S. Si vous voulez vous envoyer des rayons
c'est votre problème, pas le mien." Je me présente dans un autre cabinet
le 15 décembre 2008 pour refaire une autre mammographie
et là, le verdict tome: suspicion de microcalcifications cancéreuses au
sein gauche. Une biopsie est pratiquée, résultat: ADENOCARCINOME DE HAUT GRADE B5. J'ai dû subir l'ablation de mon
sein en février 2009.
A la demande des médecins de la D.D.A.S.S, j'ai
déposé plainte auprès du Tribunal de Grande Instance avec 2 autres
femmes qui ont eu elles aussi un cancer non diagnostiqué. J'ai été en
expertise médicale là Lyon en date du 10 novembre 2009 car le T.G.I. de
Marseille a désigné un médecin expert à Lyon. Je me suis présentée, le médecin radiologue est venu avec 3 avocats, 3 médecins
et 3 assureurs, plus un autre médecin généraliste pour se défendre. J'ai
appris par la D.D.A.S.S des Boûches du Rhône que ce médecin radiologue a été
sanctionné à 9 mois d'interdiction de pratiquer la médecine avec
sursis.
Lors de l'expertise médicale, je pense que le médecin expert
était plutôt de son côté que du mien, j'ai l'impression que c'était moi la coupable et non la victime. L'information
de cette mise en garde contre ce cabinet médical et ce médecin de la
D.D.A.S.S se trouve sur internet sous l'intitulé INFORMATION DES PATIENTES POUR
LES CLICHES DE MAMMOGRAPHIE A MARSEILLE. Ma vie est brisée depuis ce
jour-là et je suis en état de choc psychologique."
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| jeudi 24 septembre 2009, a 10:53 |
| Tourisme médical: attention! |
Nancy a 30 ans et le ventre qui pend: elle décide de subir une
chirurgie reconstructrice au
niveau de l'abdomen. Dans son cas, l'abdominoplastie aurait pu lui être remboursée
par la sécu mais elle a été très
mal renseignée: elle croit qu'elle ne sera pas prise en charge. Elle se connecte à une
agence de voyages spécialisée dans le
tourisme médical en ligne, persuadée de faire d'importantes économies.
On lui propose un acte chirurgical à 3 000 € en Tunisie. En France, la
même prestation lui aurait coûté 3 000 à 4 500 € selon les cliniques.
Mais elle croit faire une bonne affaire. Bien sûr, on ne lui parle pas
des frais annexes, ni des conditions de réalisation des soins. Sans
plus
attendre, elle s'envole pour la Tunisie.
L'opération a lieu le 25 août
2009 et se déroule normalement. Au total, elle a déboursé 4 950 € pour l'opération et les soins, voyage inclus. Malheureusement, le chirurgien a fait du très
mauvais travail. La plaie ne cicatrise pas, pire: elle se nécrose. Il la laisse pourtant reprendre l'avion dans cet état tout en
minimisant les dangers auxquels elle s'expose (embolie pulmonaire ou septicémie). A
bien y réfléchir, elle ne sait même pas s'il était qualifié. Elle a vu
ses diplômes, mais elle a aussi vu le résultat. Et si tout était faux?
A son retour en France, elle ne peut que constater qu'elle a de plus en
plus mal et que quelque chose ne va pas. L'incision a été effectuée
grossièrement, la plaie s'est rouverte et s'est surinfectée.
Sans être une grande spécialiste, elle voit bien que ce n'est pas
normal.
Elle
remue ciel et terre pour trouver un chirurgien qui
accepterait de la réopérer malgré les risques. Le premier la laisse
espérer puis se défile, la laissant en plant. Déception. Elle devait entrer le jour même en clinique pour se faire
opérer le lendemain mais l'anesthésiste a préféré reporter l'opération
car elle était grippée. La semaine d'après, la secrétaire lui annonce
que leur planning est surchargé et que l'opération prévue ne pourra pas
avoir lieu. Nancy s'étonne: est-ce parce qu'elle a précisé qu'elle est
bénéficiaire de la CMU? Elle comprend que hormis le fait qu'il
hésite à engager sa responsabilité, il ne travaille qu'en honoraires
libres. Son infirmière rappelle le service, là on lui
donne une
tout autre version: après réflexion, ce chirurgien viscéral a décrété
qu'elle devait consulter un chirurgien
plastique car il n'est pas compétent.
Elle
doit maintenant faire face à un double problème: soigner son infection et
trouver un chirurgien qui la sauve. Le deuxième lui annonce que la sécurité sociale ne
paiera pas pour ses soins car les suites de chirurgie esthétique ne
sont pas prises en charge. Et refuse lui aussi de la réopérer car son
état ne le permet pas. Son
ventre est noir, elle souffre le martyr et passe ses journées alitée. Sa cicatrice n'est
pas belle à voir et les écoulements
continuent. Elle s'inquiète. Lui aussi: il pense aux complications qui pourraient survenir.
Les problèmes s'accumulent. La sécu la lâche. C'est la loi: si elle tient à se faire réopérer, c'est elle qui devra tout payer de sa poche. Que va-t-elle devenir si elle ne peut pas trouver l'argent?
On parle de 15 000 € pour lui
rendre un abdomen acceptable. Bien évidemment, elle ne les a pas. Le
premier mois, les infirmières et les visites à l'hôpital sont prises en
charge par la CMU mais elle a peur que la sécurité sociale lui demande
le remboursement de ces sommes. Et rien ne dit que le médecin conseil
acceptera sa demande d'aide exceptionnelle car les caisses sont vides.
En tout, elle dépense 1 500 € en
médicaments et pansements dans le mois suivant son retour. Sur
ses ordonnances, le chirurgien n'oublie jamais de préciser: non remboursable. Suite d'acte hors nomenclature. Elle maudit la Tunisie et tout ce qui va avec.
De son côté, le charcutier qui l'a mutilée se défend d'être
coupable de
quoi que ce soit, prétextant que sa nécrose est due au tabac et qu'il
l'avait prévenue, ou rejetant la faute sur les
infirmières qui ne pratiqueraient pas les soins correctement.
Renseignements pris auprès de professionnels compétents, sa nécrose est
la conséquence logique d'une infection faisant suite à une opération
ratée (peau mal coupée, trop tirée,
de manière asymétrique) et à des mesures d'hygiène plus
qu'insatisfaisantes. Il ne répond plus aux emails qu'elle lui envoie. Il est loin et il
sait qu'elle n'a aucun recours. De toute manière, le service
après-vente n'est pas prévu au contrat.
Autant
le savoir avant de signer: parce qu'elle allée se faire opérer à
l'étranger, le recours à la justice est très difficile. Elle n'a pas pu
obtenir le support des associations car les opérations à
l'étranger ne sont pas de leur ressort, et pour les mêmes raisons,
l'ordre
des médecins ne peut pas l'aider non plus. Le siège de l'agence se
trouvant lui aussi en Tunisie, son dossier devient compliqué à plaider même pour
un bon avocat. De plus elle n'a ni l'énergie, ni l'argent, ni le temps.
Elle aimerait pouvoir se retourner contre cette agence qui l'a
envoyée à la boucherie. Mais la situation urge, elle doit aller à
l'essentiel. Elle sait qu'elle n'a plus droit à l'erreur: il y va de
sa survie.
Elle comprend qu'elle a pris de gros risques en confiant son corps à
cet homme qu'elle ne connaissait pas. Elle pensait pourtant s'être bien
renseignée en récoltant des témoignages de personnes
ayant été opérées par lui, toutes satisfaites, dont une très bonne
amie qui a subi une augmentation mamaire très réussie.
Elle est donc partie en toute confiance. Elle a encore de la chance
dans son malheur: elle aurait pu mourir. Elle a bien remarqué le manque
d'hygiène au niveau des soins post-opératoires: l'infirmière se lavait
les mains avec la savonnette de l'hôtel puis s'essuyait sur ses hanches
ou sur ses fesses. Hallucinant. Elle s'en veut mais c'est trop tard. Si elle avait
su! Les diplômes ne sont pas une
garantie, la preuve. A bon entendeur...
Ci-dessous la liste des diplômes affichés par le boucher de Nancy: • Diplôme de Doctorat de la faculté de Médecine de Tunis.
• Diplômé en Chirurgie Esthétique Plastique et Réparatrice.
• Inscrit au Conseil National de l'ordre des Médecins Tunisiens sous le Numéro xxxxx.
• Diplôme Universitaire de Microchirurgie. Université Paris XII.
• Diplôme Inter-Universitaire d'Anatomie Appliquée à la Chirurgie Plastique. Université René Descartes. Paris V.
• Attestation de Formation Spécialisée en Chirurgie Esthétique
Plastique et Réparatrice (A.F.S) Université Denis Diderot. Paris VII.
• Internat de Chirurgie Plastique de 2004 à 2006 au service de
Chirurgie Esthétique Plastique et Réparatrice de l'hôpital Henri
Mondor. Pr. Lantieri, Paris.
• Lauréat deuxième du rang, du Concours National 2006 pour
l'autorisation d'exercice de la profession de médecin étranger en
France, Spécialité Chirurgie Esthétique Plastique et Réparatrice.
• Depuis Octobre 2006 Assistant Attaché au service de Chirurgie
Esthétique Plastique et Réparatrice de l'hôpital Henri Mondor. Pr.
Lantieri, Paris.
• Membre de l'équipe de la deuxième transplantation mondiale de la face
effectuée le 21 Janvier 2007 au service de Chirurgie Esthétique
Plastique et Réparatrice de l'hôpital Henri Mondor. Pr Lantieri,
Paris.
http://cicatrice.blog.mongenie.com/ |
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| vendredi 18 septembre 2009, a 13:12 |
| Décès de Patrice Canonne, 40 ans |
Deux médecins spécialistes ont été condamnés ce mercredi par le tribunal correctionnel de Moulins à des peines de prison ferme pour homicide involontaire après le décès d'un patient grièvement brûlé. Le 31 juillet 2004, Patrice Canonne, un ouvrier
de 40 ans, avait été admis à la clinique Saint-Odilon de Moulins après
un accident du travail, alors qu'il posait un revêtement dans la
piscine de rééducation de l'établissement. Sous l'effet d'un chalumeau, les émanations du pot de colle avaient
provoqué une explosion le brûlant grièvement aux jambes et aux bras.
La victime avait agonisé durant 5 jours avant d'être évacuée aux
urgences de l'hôpital de Moulins alors que, selon les experts, elle
aurait dû être immédiatement prise en charge dans un centre de grands
brûlés. Les deux médecins qui l'ont soignée, le Dr Jean-Paul Briat, 66 ans, spécialiste en chirurgie digestive, et le Dr Philippe Dumontier, un orthopédiste de 58 ans, ont été respectivement condamnés à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis pour l'un, et 3 ans de prison dont 2 ans avec sursis pour l'autre. C'est très léger je trouve, pour avoir laissé un homme agoniser dans des conditions inhumaines.
Le procureur avait requis pour chacun d'eux un an avec sursis et 20 000 € d'amende. Un an de sursis, le prix d'une vie! Finalement, c'est la clinique qui a été condamnée en tant que personne morale à 20
000 € d'amende pour "manquement aux règles d'hygiène et de sécurité".
L'employeur de la victime a écopé pour sa part de 10 000 € d'amende. Au
cours de l'audience, le Dr Briat, qui avait prescrit de la
morphine, a reconnu "sans doute un défaut de coordination" avec son
collègue. La famille avait exprimé son inquiétude au personnel médical
dans
les jours suivant le drame, alors que la température du blessé qui
peinait à respirer était montée à 41°C, mais n'avait pas pu rencontrer les médecins.
Lors de l'audience, l'avocate de la famille, Maître Mercier-Rayet, avait
dénoncé une médecine à deux vitesses, estimant que "s'il n'avait pas
été un simple ouvrier, il aurait certainement eu droit à plus d'attention". Comme on pouvait le craindre, les deux médecins ont
annoncé leur décision de faire appel. De quoi nous convaincre, s'il en
est encore besoin, que ce sont toujours les mêmes problèmes qui
reviennent, car ceux qui pourraient prendre des mesures ne le font pas
et les autres ne parviennent pas à se faire entendre. Désinvolture, je
m'en-foutisme et indifférence: décidément, rien ne change et rien ne
changera jamais.
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| jeudi 30 avril 2009, a 07:51 |
| Pour une société humaine |
Je vous invite à faire connaître ce blog autour de vous. Pour
que la société évolue, une prise de conscience est nécessaire. Il faut
aussi changer les lois en faveur des citoyens. Quelqu'un va-t-il enfin
avoir le courage de prendre position et nous garantir:
- le respect de notre droit à la vérité lorsque le diagnostic ne laisse pas ou plus d'espoir
-
la transparence sur les effets indésirables des vaccins et des
médicaments et leur efficacité réelle sur la pathologie qui nous affecte
- plus de réactivité venant de l'Afssaps lorsqu'il s'agit de retirer un médicament jugé nocif
- la vulgarisation des résultats des études scientifiques avec l'aide de médias indépendants
- la vérité sur l'existence du VIH (je ne parle pas du Sida qui est un syndrome avéré, mais bien du virus supposé en être la cause)
- la vérité sur les voies de transmission des différents cancers
- des sanctions appliquées aux praticiens qui ont manqué à leur obligation d'assistance et de soins par laxisme ou incompétence
- le remboursement par le chirurgien coupable de faute professionnelle du coût de l'opération à la sécurité sociale
- une vraie justice pour les victimes de médecins sans scrupules dont
les décisons ont entraîné le handicap ou la mort: la prison en plus de dommages et intérêts
- l'indemnisation systématique des patients victimes de médecins incompétents ou malhonnêtes
- l'aide juridictionnelle automatique pour toutes les victimes d'erreurs médicales, quel que soit leur niveau de revenus
- le contrôle systématique et régulier de tous les médecins et chirurgiens par une institution indépendante de leur Ordre
- une
réponse adaptée à chaque consultation ou à défaut, être orientés vers
un confrère plus compétent sans avoir à remuer ciel et terre pour le
trouver nous-mêmes
-
l'obligation pour les médecins d'obtenir l'accord écrit du patient ou
de sa famille avant de pouvoir mettre en oeuvre un protocole de soin ou
de pratiquer quelque intervention que ce soit
- le choix de se faire opérer en France ou à l'étranger tout en bénéficiant de la même prise en charge
-
le retrait des médicaments dont l'inefficacité est flagrante (ex: dans
la maladie d'Alzheimer) et qui contribuent à la mort de notre système
de soins
-
l'interdiction pour les laboratoires de financer tout ou partie de la
formation des médecins et de diffuser des informations dans les médias
en utilisant la voix de professionnels de la médecine
- l'indépendance des études scientifiques par rapport aux revues médicales (financées par les laboratoires)
- la fin des lobbys et le retour à la démocratie
- l'autorisation pour les thérapeutes de pratiquer toutes les médecines
naturelles, y compris énergétique, ayurvédique, tibétaine... avec
remboursement des consultations et des médicaments prescrits
- tous les médicaments en vente libre. C'est
dangereux car cela permettra à chacun de se soigner tout seul. Ca ne
changera rien puisque c'est ce que l'on fait déjà. Mais ce sera plus
facile
- une contre-visite obligatoire des patients avant de les envoyer en psychiatrie (cas relevant de la médecine corporelle)
- l'obligation pour les établissements de santé d'engager du personnel qualifié
- la propreté dans les hôpitaux, et l'assurance que l'équipe médicale se désinfecte les mains avant de s'occuper de nous
- le droit d'être traités dignement par le personnel des hôpitaux dans le respect de la charte du patient hospitalisé
- des recours contre les médecins qui ne respectent pas la charte du
patient ou le code de déontologie: ceux qui exigent des dessous de table, ceux qui ne respectent pas notre
volonté, ceux qui font des
avances à leurs patientes et ceux qui nous méprisent parce qu'ils
croient pouvoir dominer le monde
- des recours contre les établissements qui pratiquent les essais thérapeutiques dans le dos des familles
- le droit de choisir notre traitement nous-mêmes
- l'arrêt de la vaccination de masse
- la liberté de refuser une vaccination pour soi-même ou son enfant
si l'on considère que le risque lié à l'infection est inférieur à celui
de développer une maladie dégénérative
- l'accès à l'école pour les enfants malades qui souhaitent bénéficier d'une scolarisation normale
-
des places en nombre suffisant en soins palliatifs pour les malades qui
ne souhaitent pas mourir à leur domicile et les familles qui ne peuvent
pas les accompagner vers la mort
- la dépénalisation de l'aide au suicide dans notre pays.
http://www.abadennou.fr/dossier_euthanasie.html
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| mardi 28 avril 2009, a 07:44 |
| Quelle protection pour les patients? |
Pourquoi les médecins des hôpitaux sont-ils autorisés à prendre des
décisions seuls en France? On sait pourtant bien que deux avis valent
mieux qu'un! Ne pourrait-on pas opter pour une structure collégiale
comme c'est le cas en Allemagne, afin d'éviter un grand nombre
d'erreurs inhérentes au choix du protocole à mettre en oeuvre? Ne
serait-il pas préférable pour tous que les médecins soient notés par
les patients via un questionnaire de la sécurité sociale, et que leur
classement soit rendu publique afin d'être consultable, pour que seuls
les meilleurs praticiens puissent être sélectionnés?
Combien de fautes et de décès
faudra-t-il encore avant qu'on rende au patient ses droits dans la
pratique? Celui de décider pour son propre corps de ce qui doit être opéré ou
non, celui de choisir sa thérapie lui-même et de pouvoir refuser un
médicament lorsqu'il le rend encore plus malade qu'il ne l'est déjà. Le droit
de donner son avis sur l'efficacité d'un traitement, d'orienter les
analyses en fonction des symptômes que lui seul ressent, et d'être
renseigné sur les conséquences de tel traitement ou de tel acte. Le
droit pour chacun de pouvoir rappeler aux médecins tout puissants cette
vérité lorsque cela s'avère nécessaire: Mon corps n'appartient qu'à moi.
Il me semble que
ce problème de société devrait être rendu prioritaire. Il en va de la
survie de l'être humain. Qu'y a-t-il de plus important dans la vie que
la vie elle-même? Certes pas les intérêts des banques. Ca se saurait.
Tant que les lois ne seront pas modifiées, les choses ne changeront
pas. Je ne demande pas la constitution d'un énième fonds
de secours ou d'indemnisation qui serait approvisionné par l'Etat alors qu'il n'en a plus les moyens. Je trouverais plus
normal que les responsables payent. Je veux dire, qu'ils payent sur
leurs deniers personnels, et non pas sur ceux de l'hôpital, et encore moins sur ceux de l'Etat:
c'est complètement injuste que les victimes payent deux fois!
Quand on
casse un objet dans un magasin, il faut le rembourser. Qu'on l'ait fait
exprès ou pas. On fait attention parce qu'on le sait. Chacun doit
réparer ses erreurs. Alors seulement on pourra peut-être espérer un
regain de responsabilisation générale, et la médecine ne s'en portera
que mieux. Ne resteront que ceux qui pratiqueront la médecine par
vocation et qui accepteront de mettre leur savoir à la disposition de
leurs patients pour leur permettre de trouver les solutions qui leur
conviennent. Au lieu de cela, ceux qui osent dénoncer le système sont orientés en psychiatrie, parfois même internés contre leur gré. Le patient sera-t-il un jour enfin considéré comme un
client qui se respecte?
Les statistiques évoquent les victimes qui ont réussi à briser le mur
du silence. Un nombre infime, comparé à toutes les affaires étouffées
ou restées dans l'ombre des couloirs d'hôpital et des salons de
cabinets privés. Qu'en est-il des autres, celles dont on ne parle pas?
Celles qui, plongées dans la dépression, l'alcool ou la souffrance,
n'ont plus la force d'effectuer la moindre démarche? Celles qui, usées
par un coma ou par la maladie, passent leurs journées sur un lit dans
un état de survivance? Celles qui sont déjà mortes? Celles qui ne
savent pas se défendre? Celles qui n'ont pas les moyens financiers de
rétablir leurs droits? Celles qui se croient seules dans leur cas?
Celles qui ont eu recours à la justice et se sont vues déboutées faute
de preuves?
Malgré la popularité d'internet, les citoyens
victimes d'erreurs médicales sont encore bien petits, seuls et
silencieux. Surtout quand ils sont passés de l'autre côté du tunnel,
partis avec leurs lourds secrets. Ceux et celles qui les côtoient
savent ce qu'ils doivent endurer pour assurer leur simple survie au
quotidien. Pour les familles, l'erreur fatale commise en l'espace de
quelques minutes par un étranger devient un combat de chaque instant,
pendant que d'autres poursuivent paisiblement leur route en toute
impunité, comme si rien ne s'était produit. Liberté, égalité, fraternité. Elle est belle, notre justice.
Il serait profitable aux victimes d'erreurs médicales de
pouvoir obtenir l'appui de médias indépendants pour relayer leur cas.
Bien souvent, les documents médicaux et légaux deviennent les seuls
témoins de ces affaires
lorsque survient un accident ou un décès
suspect. Il me paraîtrait aussi normal qu'elles puissent bénéficier de l'aide
juridictionnelle automatique et immédiate, sans conditions de revenus. Qu'en est-il en
réalité? C'est à elles de faire la preuve de leur bonne foi et de trouver l'argent nécessaire. Elles se
retrouvent seules face à des personnages puissants regroupés en lobbys,
protégés par l'Ordre des médecins ou le pouvoir politique. Elles n'ont pas vraiment de recours.
Il existe bon nombre d'associations mais elles sont souvent dans la même impuissance que nous. Alors malheureusement, la plupart ne se défendent pas. Ce n'est pas donné à tout
le monde de braver la lourde machine administrative. Tout comme ce
n'est pas donné à tous d'entreprendre de son vivant des procédures
judiciaires complexes, épuisantes et coûteuses, autant financièrement
que moralement, sans jamais être sûr du résultat. Déjà affaiblis par la
maladie, le deuil ou le handicap, les rares courageux prêts à se
lancer dans cette douloureuse aventure n'obtiennent hélas pas toujours
satisfaction. En ce jour de manifestation nationale, il était important de le rappeler.
http://www.oniam.fr/ http://www.cnvp84.fr/
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| vendredi 24 avril 2009, a 08:16 |
| Suisse, Belgique, Pays-Bas |
Quelle différence y a-t-il entre l'avortement, l'euthanasie et la peine
de mort? Si l'avortement est un droit et puisque la peine de mort
a existé, comment peut-on encore interdire l'euthanasie? Certes, la
peine de mort a été abolie par Mitterrand en 1981, mais elle a bel et
bien existé durant des siècles. Notre société
n'avait alors pas beaucoup d'états d'âme à décider de la vie ou de la
mort d'un supposé coupable. Aujourd'hui, elle refuse à des
personnes innocentes de décider pour elles-mêmes de la manière et du
moment.
Les
moyens d'administrer
la mort sont nombreux, parmi les plus
"civilisés": les injections. Pour ménager la sensibilité des
bourreaux, on fait en sorte qu'aucun d'entre eux ne sache qui a
administré la
dose létale. On trouve même des kits d'euthanasie en Suisse. On peut
être pour ou contre, chacun a le droit d'avoir ses convictions. Mais
chacun a aussi le droit de ne pas avoir envie de terminer dans des
souffrances abominables. C'est surtout cela qui fait peur dans la mort.
Ce n'est pas tant de partir que de ne pas savoir comment ni dans
quelles conditions. Ce n'est pas tant de devoir se séparer des siens,
que de savoir que vous serez seul avec votre souffrance car personne ne
vous aidera.
Au nom d'une morale chrétienne totalement dépassée et d'une
hypocrisie sans fin, nos pouvoirs publics préfèrent laisser
agoniser les malades en fin de vie pendant des semaines ou des mois,
voire des années. Ce qui est bien pire que la guillotine parfois. Lois
anti-euthanasie, hôpitaux surpeuplés, médecins inhumains,
pénurie d'infirmières... Je sais pas vous, mais moi ça m'angoisse
énormément. Ca devient dangereux de vivre en France. Imaginez que
vous trébuchiez
sur le trottoir et que votre tête heurte le sol. Appel des secours,
transport à l'hôpital, même pas le temps de prévenir votre famille ou
d'annuler vos rendez-vous...
A l'hôpital, on vous laisse
patienter toute la journée dans un couloir bruyant parce qu'il n'y a
personne pour s'occuper de vous. Vous perdez connaissance. Puis on vous
laisse dans le coma
pendant plus de 10 ans avant d'accepter de vous débrancher sur ordre de
justice. Ou alors on s'emploie à vous réanimer afin de faire de vous un
légume. Tout le monde
vous croyait perdu. La réalité est encore pire: vous n'avez plus ni
amis, ni travail, ni envie de vivre. Et vous souffrez le martyr au
quotidien dans votre corps. Mais ça,
personne ne le sait car vous ne pouvez plus vous exprimer, ni manger
seul, ni vous tenir debout. Dehors, la vie continue. Sans vous.
Vous
vous retrouvez comme un insecte pris au piège. Je fais référence à la
fin tragique de Jean-Dominique Bauby , atteint de Locked-in Syndrom,
telle qu'il l'a racontée dans son livre Le scaphandre et le papillon.
Vous voulez regarder la télévision mais on vous l'éteint sans vous
demander votre avis. De toute façon, vous ne pouvez plus répondre. Vous
voulez manger de la soupe car vous avez mal quand vous mastiquez mais
on vous sert de la viande trop cuite. De toute façon, vous n'avez pas
faim. Vous voulez mourir mais on vous maintient en vie. De toute façon,
vous êtes déjà mort. Non, non: c'est trop risqué, décidément. Si je
dois trébucher, je
ne veux pas le faire en France. Je vais me renseigner de ce pas pour
savoir dans
quels pays d'Europe on trébuche le mieux.
http://www.lepost.fr/article/2008/03/29/1174157_en-suisse-on-peut-acheter-un-kit-euthanasie.html http://www.lepost.fr/article/2009/02/19/1429571_l-euthanasie-en-europe.html
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| jeudi 23 avril 2009, a 07:27 |
| Appel à contre-manifestation |
Face à l'appel des médecins qui a obtenu 10 000 signatures, Gisèle
s'insurge contre la manifestation du 28 avril à l'issue de laquelle nos
praticiens espèrent obtenir plus de moyens et encore plus de pouvoir,
alors qu'ils sont en partie responsables du déclin de l'hôpital. A
vouloir trop tirer sur la corde, un jour elle casse. Et ce jour-là,
comme à chaque fois, c'est le petit peuple qui rembourse.
"Le 28 avril, les medecins et autre personnel médical vont manifester
contre le texte de loi à voter. A
entendre toutes ces personnes dans les medias, ils semblent très
souvent occulter l'usager au bénéfice de leurs conditions de travail
!!! Ce texte, expurgé, a été voté par l'Assemblée Nationale. Mais grâce
au travail des associations, il tient encore compte des usagers. Il
doit maintenant passer au Sénat le 12 mai prochain, il sera a nouveau
amendé et expurgé au bénéfice des médecins souvent sénateurs, maires ET
directeurs d'hôpitaux.
Ne
pourrions-nous pas, les victimes des hôpitaux, envisager une action
pour
faire entendre nos voix, avant que le silence et l'omerta se referme
au bénéfice exclusif des médecins, ETAT dans l'ETAT, refusant à tout
prix d'être considérés comme les communs des mortels, refusant le
moindre
contrôle et pouvant nous prendre impunément la vie de ceux que l'on aime?
Autant je peux comprendre certains personnels soignants et
leurs revendications, autant chez les médecins la perte du pouvoir dans
lequel ils sont installés me ferait plutôt plaisir.
Je
me bats pour Pierre, mon mari (34 ans de vie commune) et pour que mes
enfants croient en la justice et la médecine, car ils ont leur vie
devant eux. Cela signifie ne rien lâcher afin que les responsables
assument leurs responsablilités. Mon
mari est décédé en avril 2008 de 3 erreurs médicales à l'hôpital
Ambroise Paré de
Boulogne Billancourt dans d'affreuses souffrances. Alors soutenir ce
mouvement de médecins est plus qu'indécent !!! Mon souci à moi, c'est la victime et le patient, et certainement pas
les médecins qui ont une grande part de responsabilité dans la
situation
actuelle.
Les associations qui
aident les victimes d'erreurs médicales devraient faire une
contre-manifestation. Car
si tout n'est pas rose pour les médecins selon leurs critères, pour
nous la vie est devenue un enfer. Une
occasion de dénoncer l'omerta, les pièces du dossier médical jamais
fournies, le mépris face à notre douleur... Mais en groupe, car chaque
victime est en réalité très seule pour faire entendre sa voix. J'en
suis une, et ce n'était qu'une suggestion car mon combat à moi ne
s'arrêtera jamais. Ci-dessous, l'email que j'ai envoyé à François
Fillon le 21 avril:
Monsieur le Premier Ministre,
Devant l'indécence de l'appel de ces
Mandarins accrochés à leurs avantages et leur pouvoir, il suffit de
suivre quelques interviews pour mesurer leur suffisance, ma question
est: et NOUS ??? les Victimes des hôpitaux, ceux à qui des erreurs
médicales ont retiré leur vies et leurs projets :
. quand nos voix vont-elles vraiment être entendues? . pourquoi
devons-nous attendre aussi longtemps pour obtenir un résultat, que ce
soit la simple demande d'un dossier médical ou le résultat d'une
expertise? . pour protéger qui? Ne sommes-nous plus des CITOYENS
ayant des droits dès lors qu'une erreur médicale a fait s'effondrer nos
rêves? . pourquoi les plaintes déposées au Procureur de la République
alors que le dossier a été requalifié en "homicide involontaire "ne
donnent aucun résultat, ni même enquête?
Adhérente
UMP, soutenant le
Président de la République et votre Gouvernement dans les choix qui
sont
faits, je suis dans le plus profond questionnement quant à l'injustice
que l'on nous fait vivre ma famille et moi, alors que nous n'attendons
que la manifestation de la justice à laquelle nous pensions avoir
droit. Merci de faire taire ces NANTIS et rendez justice à ceux qui
subissent par leur faute, l'enfer."
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| vendredi 03 avril 2009, a 07:41 |
| La beauté épinglée |
Le Dr Maure, médecin depuis 1974, se présentant comme la victime
d'un complot, avait déjà
comparu à la Cour d'Appel les 19 et 20 janvier 2009 pour emploi
dissimulé,
publicité mensongère, tromperies
aggravées, mise en danger de la vie d'autrui et blessures
involontaires. «On a voulu éliminer un concurrent», avait-il
déclaré à la presse, montrant du doigt le Conseil
national de l'Ordre des médecins dont il a été radié en
janvier 2007. Lors de l'audience d'appel en janvier dernier, l'avocat
général avait requis une peine ferme de quatre ans de prison. Le 1er
avril, la Cour d'Appel d'Aix en Provence a confirmé la condamnation
prononcée le 8 septembre
2008 par le tribunal correctionnel de Marseille, qui inclut une amende
de 75.000 € : trois ans ferme.
En première
instance, le tribunal avait condamné le prévenu à indemniser les
plaignants de 1.000 à 7.586 € chacun, pour un total de plusieurs
dizaines de milliers d'euros. Le principe d'une indemnisation des victimes a été confirmé mais le
montant en a été réduit pour une trentaine d'entre elles. Les
victimes ont donc sollicité la commission d'indemnisation des victimes
d'infractions pénales dépendant du TGI qui doit désigner des experts
judiciaires pour déterminer l'ensemble des préjudices subis, physiques
et psychologiques.
A 60 ans, Michel Maure compte à son actif 12 sanctions
disciplinaires dont une interdiction d'exercer et une
longue suite de procédures devant les tribunaux de commerce qui ont
abouti à la fermeture d'abord provisoire puis définitive des quatre
établissements à vocation médicale qu'il avait ouverts dans les années
1990: deux cliniques à Marseille, une clinique et une maison de
retraite à Avignon. En 2007, après avoir été radié de l'ordre des
médecins, il a effectué six mois de détention provisoire pour avoir
essayé de réinstaller une activité de chirurgie esthétique. Durant ses deux procès, Michel Maure
était accusé d'avoir mutilé des dizaines de patientes lors d'opérations
de chirurgie esthétique pratiquées entre 2001 et 2004 dans une clinique
fermée depuis 1995. Médicaments
périmés, instruments obsolètes, plaies mal fermées, le tout dans un
environnement sordide. Laissé en
liberté sous contrôle judiciaire dans l'attente de son premier
jugement, Michel Maure s'était tout bonnement éclipsé en
Espagne. La police l'avait interpellé deux mois plus
tard, le 19 août, sur la Costa Brava. Incarcéré depuis le 12
septembre 2008 pour avoir enfreint son contrôle judiciaire, il a donc
comparu comme détenu à la Cour d'Appel d'Aix en Provence.
La cour a
également été saisie en appel des faits de location de son ancienne
clinique Saint-Bernard, transformée en appartements, qui
lui avaient valu en février 2008 six mois de prison avec sursis et
15.000 € d'amende. Dans son jugement rendu en septembre 2008, le tribunal correctionnel de
Marseille avait critiqué une médecine de garage, des installations totalement obsolètes, une absence de personnel
qualifié et des patients exposés à un risque de mort. L'ex-docteur Maure
s'était autoproclamé "l'un des plus grands chirurgiens esthétiques du
monde", fier de posséder une clientèle de 5 000 patientes.
Pour l'un des avocats des victimes, Maître Rambaldi, "les patientes
du Dr Maure souhaitent vraiment en finir avec cette affaire, car elles
vont encore ressasser de mauvais souvenirs." De l'aveu de leur
défenseur, le médecin déchu n'a toujours pas commencé à les indemniser,
alors qu'il doit verser au titre des indemnisations de chacune des
patientes des sommes allant de 2.000 à 7.000 € pour les souffrances
endurées, et de 1.000 à 3.000 € pour le préjudice moral. Au total, 97 personnes ont porté plainte contre lui.
De 2002 à 2004, l'ex-médecin aurait pratiqué plus de 1 500 opérations de chirurgie
esthétique dans sa clinique de Marseille. Lors de son interpellation en 2004, il avait protesté, se targuant d'avoir rendu un serviceà
ses patientes et qu'il mettait la beauté à la portée de tous. Les
victimes du docteur Maure ont toutes un point commun: elles sont de
milieux modestes. Il attirait sa
clientèle par ses prix, trois fois moins élevés que ceux pratiqués par
ses concurrents. On retrouve l'argument des tarifs défant toute
concurrence dans toutes les publicités publiées dans des journaux
régionaux ou sur
le site Internet qu'il avait créé en 1997: www.magic.clinic.com. Dans
cette "clinique de renommée mondiale", on pratiquait "des tarifs exceptionnels, les plus bas d'Europe, dans des conditions de sécurité absolue", avec des possibilités de paiements échelonnés.
Impasse du Roux, dans la clinique Saint-Bernard, les "équipes médico-chirurgicales hautement qualifiées" se réduisent, en tout et pour tout, à Michel Maure et à ses trois employées qu'il emploie de manière illégale. Assia est
à l'accueil, Magalie au secrétarirat et Amina, aide-soignante, joue le rôle de l'infirmière-assistante. Avant
d'être recrutées par lui, ces femmes étaient parents isolés sans
emploi. Une fonction tout indiquée pour pratiquer des soins au laser ou des piqûres sur les clientes, comme si elles
étaient anesthésistes ou médecins!
Le mari d'une victime aujourd'hui décédée a conservé une
carte de visite du Dr Maure: un faux bardé de
mensonges. "Maintenant, je sais que tous
ses diplômes, c'était du bidon. Mais avant, je m'en doutais pas. Je
suis peut-être couillon, mais je suis d'un milieu où on ne met pas en
doute les diplômes d'un médecin... Ma femme est allée voir un dermatologue. C'est Maure qui l'a anesthésiée.
En ce temps-là, il était anesthésiste. Dix ans plus tard, c'est lui
qui nous a relancés. Il nous a envoyé des tas de papiers comme quoi il
était devenu chirurgien esthétique."
On
se demande toujours comment ces victimes sont allées confier leur corps
à Michel Maure qui
ressemble à tout sauf à un chirurgien, avec son look de
voyou marseillais, ses lunettes d'aviateur, ses costumes tape-à-l'oeil,
son allure négligée, sa moumoute et son manque d'hygiène. Comment ce
personnage au genre louche, a-t-il pu ferrer ses victimes sans éveiller
le moindre soupçon? Justement, elles l'ont trouvé louche, bizarre,
ridicule, inquiétant. Mais ça ne les a pas empêchées d'y aller.
Ses patientes ont décrit des opérations qui pouvaient durer des
heures sous simple anesthésie locale, d'atroces souffrances et des
conditions sanitaires douteuses. Certaines ont dû être réopérées.
Attention avec la chirurgie esthétique: on ne le répètera jamais
assez. Témoin, cette pauvre dame qui y a laissé sa santé alors qu'elle
voulait seulement retrouver un ventre plat. Venez la soutenir sur son
blog:
http://operation907.blog.mongenie.com/
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| mardi 24 mars 2009, a 07:40 |
| A quand l'interdiction du suicide en France? |
La France est-elle encore le pays des droits de l'Homme et du citoyen?
Si oui, pourquoi est-on obligé de se suicider au XXIème siècle alors
qu'il suffirait de légiférer sur l'euthanasie pour rendre à ces humains
au bout de la maladie leur dignité de femmes et d'hommes libres? On a
bien légalisé l'avortement, et même la peine de mort, fut un temps.
Pourquoi aurait-on le droit de décider de la vie des autres mais pas de
sa propre vie?
Selon
le député UMP Jean Léonetti, la loi sur la fin de vie de 2005 "répond à
ceux qui, malades en fin de vie, demandent l'arrêt de l'acharnement et
ne veulent plus souffrir. Mais elle ne peut pas répondre à ceux qui
estiment que la vie qu'ils mènent ne vaut plus d'être vécue". Pour
certains, le suicide est donc la seule réponse possible, tout du moins en France.
Combien sont-ils à se suicider chaque année parce qu'on leur refuse
la piqûre que l'on donne aux chiens? Rémy SALVAT, Chantal SEBIRE, Maïa
SIMON, Vincent HUMBERT, Diane PRETTY, Charles FARIALA, Ramon SAMPEDRO,
Jean AEBISCHER, Sue RODRIGUEZ, Manon BRUNELLE, Thomas YOUK, Christian
MONTCOUQUIOL... ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres.
Janine Thombrau ne pratique pas la langue de bois. Elle a pris sa
décision dès 2002, l'année où on lui a diagnostiqué une sclérose en
plaques: "J'ai prévenu mes deux enfants et mon compagnon: quand ça se
dégradera, quand je ne pourrai plus écrire, quand je sentirai que c'est
le moment... Je n'ai pas envie d'être un légume." Janine est en
fauteuil roulant, elle ne peut plus marcher ou s'habiller seule, mais
elle a l'esprit très combatif:
"Sortons
des luttes individuelles, parcellaires et egocentriques! SDF...
chômeurs... licenciés... exclus... handicapés... sans papiers...
travailleurs précaires... retraités... usagers de la santé...
chercheurs... Ca n'arrive pas qu'aux autres! Notre combat est le
même... celui de la DIGNITE. Celui de nos DROITS FONDAMENTAUX. Celui de
VIVRE ET NON DE SURVIVRE!
Ce n'est pas parce qu'on a une SEP
(Sordide Envahisseuse Perverse) particulièrement sévère et virulente
que l'on doit attendre que les choses se fassent! Faute de trouver un
ambulancier "militant"... ou un lit médicalisé "turbo" tout terrain...
C'est dans la rue que je manifeste. Se rebeller est juste... Résister est un devoir... Agir est nécessaire!
Moi, Janine Thombrau, atteinte d'une Sclérose En Plaques évolutive
et rapide, lucide et en pleine possession de mes facultés mentales, ai
décidé de ne pas me laisser dégrader par la maladie et de partir
DIGNEMENT, avant que l'inéluctable échéance faite de souffrance et de
dépendance ne vienne altérer mon moi. D'autres personnes atteintes de
maladies dégénératives, incurables et sclérosantes ont adressé une même
requête aux pouvoirs législatifs, judiciaires ou exécutifs… sans
ébranler cette muraille d'égoïsme, de surdité, de suffisance et de
rigorisme de ces bien-portants.
Leur rhétorique inébranlable sur l'homme qui doit rester égal dans
la vie comme face à la mort… Quelle égalité pour un handicapé, un
malade, un chômeur, un retraité, un SDF… face à un notable? Cette même
rhétorique qui leur permet de refuser un débat public et de récuser, au
nom de leur éthique personnelle, le libre choix des individus rejetant
la déchéance et voulant garder leur pouvoir de décision et les moyens
légaux de l'exécuter… Ce blabla obsolète me fait dire à ces donneurs de
leçons : attention, ça n'arrive pas qu'aux autres… Songez-y. Sachez que
je ferai ce que je voudrai… quand je le voudrai … Quand je déciderai
que ce sera mon heure.
Janine Thombrau,
Républicaine et fière de l'être !"
Extrait du blog: http://motspourmaux.perso.cegetel.net |
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| lundi 23 mars 2009, a 07:39 |
| Les limites du secret médical |
Un jour, une dermatologue de la périphérie niçoise m'a confié qu'on lui
amenait parfois des enfants atteints de maladies vénériennes. Et
d'ajouter en baissant la voix: Vous savez, le monde n'est pas beau...
Cette révélation m'a extrêmement choquée. Je n'oublierai jamais ses
paroles. Comment un enfant de 8 ans peut-il attraper de l'HPV sur les
fesses?
Comment une fillette de 6 ans peut-elle avoir de l'herpès sur les
parties intimes? Je n'ai pas
osé lui demander si elle avait fait un signalement. Je
crois que j'ai eu peur de la réponse. Jusqu'où le praticien doit-il
préserver le secret médical? A-t-il le devoir de parler lorsqu'il
s'agit de viols sur mineurs? Et quand il parle, jusqu'où sa parole
peut-elle être entendue?
Tout
commence par les pleurs de deux enfants qui refusent d'aller chez leur
père un week-end sur deux. Ils présentent des troubles
psychologiques et
physiques qui alertent l'entourage. Ce qu'ils racontent dépasse
l'entendement. La mère les
emmène chez un pédopsychiatre. Le
Dr Sabourin est membre du Conseil d'Administration d'Innocence En
Danger (IED), une association qui lutte contre les abus sexuels. Durant
3 ans, ce médecin engagé analyse
leurs
dessins en pratiquant l'écoute active et recueille leurs témoignages
ahurissants
de monstruosité.
Le frère et la soeur racontent ce qu'ils ont vu et ce qu'ils ont vécu avec des
détails plus qu'inhumains. Ils sont visiblement traumatisés par des
viols et des
sacrifices d'enfants commis lors de week-ends diaboliques par leur père
et des amis de leur père. Des meurtres
d'enfants filmés dont les cassettes sont revendues sous le manteau à
des sommes astronomiques. Des viols, des amputations et
décapitations perpétrés en région parisienne par les membres d'une
secte sataniste sous
couvert de la justice française. On comprend mieux pourquoi le pays
piétine: sûr que nos politiques ne peuvent pas se taper nos enfants et statuer sur de nouvelles lois favorables au petit peuple...
Au même moment, en
Suisse, une autre petite fille fait des dessins étonnamment
semblables
et dénonce les mêmes sévices. La police mène l'enquête. Alors que ces enfants ne se connaissent pas
entre eux, ils identifient formellement leurs agresseurs. On parle de réseau organisé. La maman de
Sylvie, comme celle de Pierre et Marie, saisit la justice. Mais
celle-ci conclut à un non-lieu et, comble de l'horreur, rétablit les droits de visite. Les deux mères
ont dû fuir à l'étranger pour
protéger leurs gosses. Une histoire à gerber. Comment peut-on survivre
à de tels traumatismes? Comment des enfants ayant
vécu
des choses aussi atroces vont-ils parvenir à se recontstruire, même
avec l'aide de pédopsychiatres?
Les
experts sont catégoriques: les
faits sont si graves que des enfants ne peuvent pas les avoir inventés.
Cependant, les
médecins se sont retrouvés bien impuissants face aux rouages de la
justice. Les trois pédopsychiatres ayant suivi ces enfants ont
écrit à la juge d'instruction pour être entendus dans cette affaire,
mais toutes leurs demandes
ont été ignorées. Preuve s'il en est, que la justice est elle aussi
corrompue à son plus haut niveau. Le procureur de Nice avait déjà
dénoncé des affaires de viols d'enfants étouffées par des magistrats.
Cette fois il
s'agit d'enfants assassinés: le sordide ne connaît plus de limites.
Peu avant le 6 juin 2006, un article étrange est paru dans Nice Matin:
la municipalité de Cagnes sur mer ou Cros de Cagnes tenait à communiquer sur les festivités
qu'elle organisait à cette date. Lorsque je m'en étonnai, la mère d'une amie me dit: Ils vont fêter le diable.
Je ne voulais pas le croire! Mais pourquoi
fêter le 06.06.06, et pas le 05.05.05 ou le 07.07.07? Le nombre de
Lucifer... 666. Cette veuve de promoteur immobilier m'assura qu'elle
savait de quoi elle parlait. Depuis, je me
suis documentée et aujourd'hui je
sais qu'elle avait raison. Ce n'est pas
de la paranoïa. Cela paraît inimaginable, mais cela existe. NE LAISSEZ
PAS VOS ENFANTS SEULS. Le pouvoir est
corrompu, le citoyen ne peut pas compter sur la protection de la
justice. Le policier qui sait ce qu'est devenue la petite Estelle
Mouzin a dû s'exiler en Angleterre pour sauver sa peau car il se sent
menacé.
Une seule
émission a été consacrée à ce scandale sur FR3 en mars 1999, Viols d'enfants: la fin du silence?
présentée par Elise Lucet. Le CSA a interdit la rediffusion et
l'archivage de la bande. J'ai trouvé la vidéo sur internet: jugez-en
par vous-mêmes. Oui, ça se passe chez nous, en
France, au XXIème siècle! Enfants torturés pendant des cérémonies de
sacrifices, violés en collectivité, brûlés et décapités avec la
complicité de membres haut-placés devant lesquels tout le monde
s'incline. Qui sont ces délinquants sexuels? Votre voisin, votre
directeur d'école, votre médecin, votre banquier, votre maire, votre
avocat... La puissance de ce réseau d'influence est sans équivoque:
témoin, la protection que le gouvernement leur accorde. Comment se
fait-il que l'organe le plus élevé de la magistrature puisse être aussi
corrompu?
Le
fils de Pierre Roche qui dénonce les faits criminels commis par ce
Haut Magistrat décédé dans des circonstances mystérieuses doit se
sentir bien seul.
On savait depuis longtemps que les infiltrations franc-maçonniques se
retrouvent à tous les niveaux de l'Etat: politique, justice, police,
armée, éducation, information, économie, énergie, banques, santé,
église. On savait aussi que des pervers sans âme pratiquent des viols
en réseaux organisés. Mais on était loin de s'imaginer l'ampleur de ces
dérives sectaires. Force est de constater que la blessure se gangrène:
de nos jours, les viols sont banalisés. Cela ne contente plus les
adeptes, il leur faut plus de sensationnel. En l'absence de
pénalisation, on assiste à une escalade dans l'horreur des fantasmes
mis en oeuvre. Où tout cela va-t-il s'arrêter? Non, décidément, ce
monde n'est vraiment pas beau.
Parce qu'elle a dénoncé
l'existence de charniers d'enfants à Paris ce soir-là en direct,
Martine Bouillon a été mutée en province par le Conseil
Supérieur de la
Magistrature dès le
lendemain de la diffusion du documentaire, sous le
prétexte: "atteinte à la délicatesse". Elle
se refuse désormais à tout commentaire sur cette affaire, expliquant
qu'elle a "des personnes a protéger ". Le Haut Magistrat qui lui a
assigné l'ordre de mutation a bien été mis en
examen par la suite pour pédo-pornographie mais il a été blanchi. La
France, pays des droits de l'homme? HONTE à la France!
http://www.barruel.com/info12.html http://www.lepost.fr/article/2008/09/07/1259635_le-mystere-de-la-disparition-de-la-fillette-estelle-mouzin.html
http://www.dailymotion.com/Vannso/video/xwrg5_violssacrifices-charniers-denfants http://video.google.com/videoplay?docid=-1820440810398661506&hl=de http://secretebase.free.fr/complots/complots.htm
http://www.innocenceendanger.org/index.php?id=588 http://galeon.com/affaireroche/defensedetaperca/resume.htm#courte http://www.deni-justice.net/injustices.htm
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| mercredi 18 mars 2009, a 07:36 |
| Chimio: l'ennemie de vos dents |
Bruno a 53 ans. Il a été soigné au CHU de Poitiers pour un cancer du
poumon. Aujourd'hui, non seulement il n'est pas guéri, mais les 3
chimiothérapies qu'il a subies ont entraîné des
dégâts irréversibles au niveau de ses dents. Or, ces conséquences n'ont
jamais été mentionnées lors de la consultation
préléminaire à la mise en oeuvre de son traitement.
Dans certains établissements, on joue notre santé aux dés en se riant
des lois, sans même prendre la peine de nous préciser les règles du jeu.
Reculez de deux cases. Le devis de réparation des dommages augmente tous les jours. Deux dents ne sont pas encore chiffrées.
A ce jour, ses
dépenses de dentiste représentent 20 355 €, soit 2 903 € remboursés par la S.S. (14,26%), 8 643 € par sa mutuelle (42,47%), plus 500 € d'aide exceptionnelle de la MACIF Mutualité SMIP (2.46%). Le coût restant à sa charge s'élève à plus de 8 300 € (40,82%). Comme nous tous, Bruno a regardé avec attention l'émission Ils font bouger la France
diffusée le 3 mars sur France 2. Il attendait des réponses, une réaction de notre Ministre, l'audit du CHU, la
traçabilité
des produits qu'on lui a administrés... En deux mots, Béatrice Schoenberg a
bien résumé la situation :
c'est la loi du SILENCE.
Prison: passez votre tour. Une loi sur la liberté d'accession au dossier médical a bien été votée en 2002, mais elle est loin d'être appliquée partout. Depuis son courrier du 24
septembre 2008 au pneumologue du CHU, Bruno attend.
Il ne parvient pas à obtenir son dossier et n'a toujours pas reçu le compte-rendu de la
Commission des Relations avec les Usagers du 30 octobre 2008 en
présence des médiateurs médecins et soignants statuant sur la
non-responsabilité du CHU. De qui se moque-t-on? Sâchez que lorsque vous avez un litige avec une administration, vous pouvez saisir le Médiateur de la République (Jean-Paul Delevoye). Dans le cas présent, il faut vous adresser au pôle sécurité des soins.
Avancez d'une case.
Il a donc entamé le parcours du combattant pour débusquer les
responsables soudainement devenus introuvables. Pas de nouvelles du
CHU, ni de la CPAM, ni de la CRAM. Qu'à cela ne tienne: il a décidé de
ne pas en rester là, et il ira jusqu'au bout. Son courriel adressé le
19 février à Roselyne Bachelot étant resté sans suite, il a écrit à
François Fillon le 6 mars, avec copie de son email envoyé aux autres
destinataires pour crier sa rage. Réponse de l'Elysée quelques jours
plus tard: son dossier est reparti au Ministère de la santé. Retournez à la case départ.
From: bruno.charluet@hotmail.fr To: premier-ministre@cab.pm.gouv.fr Subject:
FW: S'il vous plaît Messieurs, Mesdames ... Seriez-vous mort, muet,
manchot, alliéné ou bien irresponsable ou ....? Depuis le 24 septembre
2008 .... La loi du Silence .... Date: Fri, 6 Mar 2009 17:14:18 +0100
Cher Monsieur le Premier Ministre François FILLON,
Par la présente, je vous fais part de
mon indignation sur des conséquences cycloniques dans ma mâchoire
par la casse/perte de 18 dents suite à 3 cures de chimiothérapie. Les interlocuteurs, au fil des jours,
ne répondent pas ou mal, par un refus de responsabilité de leur
part, quel que soit le destinataire :
- - le Chimiothérapeute,
- - le Professeur chef de service,
- - le Directeur du CRUQ,
- - la Direction du CHU,
- - Monsieur le Préfet,
- - Monsieur le Député,
- - Madame la Ministre de la Santé.
Alors aujourd'hui, je m'adresse à vous
et également à notre Président de la République Française pour que les
choses bougent
et que l'on arrête d'être dans un mutisme intolérable.
Je vous prie de
recevoir et d'accepter, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de
ma considération distinguée.
Bruno CHARLUET. PJ: courriel
From: bruno.charluet@hotmail.fr To:
cab-sjs-sp@sante.gouv.fr; jpabelin@assemblee-nationale.fr;
bernard.tomasini@vienne.pref.gouv.fr; contact@urml-pc.org;
miletrie@chu-poitiers.fr; j.francois@chu-poitiers.fr;
meurice@chu-poitiers.fr CC: philippe.gaillardin@aliceadsl.fr;
dgrivelet@wanadoo.fr; laetitia.saillol@commissions-crci.fr;
celine.dulais@cpam-poitiers.cnamts.fr;
frederique.servant@cram-centreouest.fr Subject: S'il vous plaît
Messieurs, Mesdames ... Seriez-vous mort, muet, manchot, alliéné ou
bien irresponsable ou ....? Depuis le 24 septembre 2008 .... La loi du
Silence .... Date: Fri, 6 Mar 2009 17:07:06 +0100 Bonjour à vous tous, Les destinataires sont nombreux et bien peu d'entre vous ont eu : - - le professionnalisme ou
- - la compétence ou
- - la politesse ou
- - la dignité ou
- - le respect ou
- - le devoir d'appliquer la Charte Qualité Du Patient ou
- - la délicatesse ou
- - le temps ou
- - le droit de savoir, contrairement à la loi du silence, par des procédures administratives lourdes pour consulter SON dossier médical, qui plus est, contient des examens personnels comme
des scintigraphies osseuses et pulmonaires, des compte-rendus d'examens
tomodensitométriaues thoraco-abdominal et encéphalique, et leurs
clichés qui n'ont pas été prescrits par le CHU, ou
- ... de me répondre sur mes doléances.
Merci de bien vouloir vous remémorer, si c'est votre tasse de thé,
l'émission de Béatrice Schoenberg sur France 2, Ils font bouger la
France, pour thème: Un état des lieux du monde hospitalier en
France. Nous n'avons pas les mêmes valeurs, c'est dommage, pour ceux
qui sont dans le staff de la République Française. Cette histoire débuta le 24 septembre 2008 par une annonce sympathique de la perte/casse de 3 dents . Les conséquences cycloniques de la chimiothérapie sur ma dentition se traduisent aujourd'hui par la casse/perte de 18 dents.
A qui faut-il s'adresser, que faut-il entreprendre pour vous réveiller,
pour faire bouger la France? Alors qui va me répondre intelligemment,
d'une manière factuelle, positivement et dignement ? Qui
va être le médiateur de tous ces destinataires car à un moment, cela va
bouchonner si toutes les personnes me
répondent. Il est souhaitable que ces réponses convergent et ne
soient pas contradictoires. Enfin, vous avez fait selon vos désirs
jusqu'ici, alors pourquoi changer, n'est-ce-pas? Il est 16 h20,
vous êtes sans doute en weekend, ou bien en train de peaufiner une
réunion extraordinaire avec les participants concernés par cette
hécatombe dentaire. Alors? Qui commence?
Bonne réception et meilleures salutations.
Bruno CHARLUET.
From: courrier.president@elysee.fr
To: bruno.charluet@hotmail.fr
Subject: RE:Présidence de la République
Date: Mon, 16 Mar 2009 16:01:28 +0100

SCP/CdO/C040387
Cher Monsieur,
Le Président
de la République a bien reçu votre courrier et, sensible à l'épreuve qui vous
frappe, m'a confié le soin de vous exprimer tout son soutien. Il vous invite à
garder courage.
Le Chef de
l'Etat sait à quelles difficultés peuvent être confrontés certains de ses
concitoyens pour financer les prothèses dentaires dont ils ont besoin pour
eux-mêmes et leurs proches.
Soyez donc
assuré qu'il a été pris connaissance avec attention de vos réflexions avant de
les signaler à Madame la Ministre de la Santé et des Sports.
Bien
cordialement.
Le
Chef de Cabinet
Cédric
GOUBET http://programmes.france2.fr/ils-font-bouger-la-france/index.php?page=article&numsite=2789&id_article=7595&id_rubrique=2792 http://www.securitesoins.fr/droits-des-patients-par-le-pole-sante-et-securite-des-soins_fr_06.html
|
|
| vendredi 13 mars 2009, a 07:38 |
| Associations et politiques: merci pour tout |
Voici
le coup de gueule de Philippe Costes, forcé de constater que
ses actions entreprises depuis 4 ans n'ont eu aucune répercussion
sur les lois qui gouvernent notre pays (voir les articles Décès
de Jérôme Costes, 16 ans et Le scandale des
essais thérapeutiques):
"Combien
de courriers envoyés à nos politiques de tous bords
pour témoigner et dénoncer des faits, des actes dont
trop de Français sont les victimes, et combien de réponses
? Messieurs MOSCOVICCI et PEMEZEC se sont proposés
d'adresser une correspondance au Ministre de la santé pour
l'interpeller (décembre 2007) et ainsi se dire: j'ai fait
ma Bonne Action, sans chercher, sans vouloir forcément une
réponse et sont retournés chahuter sur les bancs de
l'hémicycle, retrouver certains confrères qui luttent
contre la lourdeur digestive de paupières devenues trop
épaisses par le poids des ans.
D'autres
comme Monsieur AUTAIN, vous adressent un courrier dans lequel ils
déversent leur incompréhension. Il s'est dit choqué
par notre histoire qu'il qualifie d'épouvantable et
d'inhumaine, lui au moins dit son indignation, mais cela reste des
mots, l'action c'est autre chose... Quant à ceux qui vous
adressent (la liste est longue) de la compassion, il aurait été
préférable qu'ils s‘abstiennent car ce n'est pas de
la compassion que nous attendons d'eux mais des actions. En sont-ils
capables ? Et que dire de ceux qui ne réagissent pas ? Rien,
il est des silences qui vous pousseraient à utiliser des
termes qui seraient mal venus dans la langue de Molière...
Alors,
Mesdames et Messieurs les bien-pensants, ne soyez pas surpris lors
des élections du nombre d'abstentions, elles sont à
l'image de votre inaction et de votre mépris des citoyens. Car
beaucoup l'ont compris, vous n'avez qu'une envie, qu'une obsession:
conserver vos acquis et votre pouvoir. L'actualité des mois
écoulés n'est-elle pas une preuve de votre seul
combat ? Celui qui consiste à diriger, à détenir
sur l'autre le pouvoir, uniquement le pouvoir, la toute puissance,
quel que soit le parti dans lequel vous naviguez, être des
êtres à part.
Beaucoup
trop d'entre vous se paufinent une image de "people"
alors que le citoyen qui a pris le temps de déposer son
bulletin dans l'urne n'attend qu'une chose de vous, que vous
remplissiez la mission pour laquelle vous avez été élu:
être le garant des droits et du respect des individus qui
vous ont fait confiance.Trop de plateaux de télévision,
trop de discours verbeux, pour donner le bon mot et flâter
votre égo, alors que celui qui n'a de cesse de vous
interpeller ne reçoit que des maux. Ôtez de votre visage
le fard de tant de soupoudrage dont les médias vous ont
barbouillé la face pour briller devant les caméras,
regardez-vous le matin au réveil sans maquillage devant votre
glace sans teint et posez-vous ces questions: Qui m'habille de
mon beau costume de satin? Qui fait que jamais de pain, je ne
manquerai?
La
révolution française n'a rien changé, certaines
classes ont perdu leurs privilèges, d'autres s'en sont
emparées sous prétexte du bien-être du peuple,
quelle hypocrisie... Les Droits de l'Homme sont devenus les Droits
des Politiques. Le 10 mars 2009 (article du Parisien), à
l'occasion de son déplacement au Mexique, notre Président
Nicolas SARKOZY, dans le cadre de l'affaire Florence CASSEY,a eu
cette phrase symbolique : « La
France est un Etat de droit, on n'y fera pas n'importe quoi.»
Je me permets, Monsieur le Président, de vous contredire et de
constater avec force « que
la France est un Etat de droit, dans lequel certains se permettent
tout et n'importe quoi.»
Quant
aux Associations (elles sont nombreuses) avec lesquelles nous avons
eu des échanges et qui ont préféré nous
ignorer, ont-elles eu peur de l'institution que nous pointons du
doigt ? Je prendrai principalement comme exemple :
-
La Ligue Contre le Cancer
:
institution qui récolte des fonds pour la recherche et cela
est honorable, comme j'ai eu l'occasion de l'écrire à
son président en 2006. Il serait honorable aussi lorsque des
faits scandaleux sont portés à leur connaissance qu'ils
se rangent aux côtés de parents qui leur demandent de
les aider à passer des messages à ceux qui sont censés
soigner les malades. Il faut savoir mener des combats pour ceux qui
luttent contre la maladie et pour ceux qui nous ont quittés
dans des situations qui ne devraient pas exister.
-
La Voix de l'Enfant
:
que j'avais rencontrée à l'occasion d'une émission
sur Direct 8 (voir vidéo sur mon blog) en novembre 2007 et qui
s'était dite scandalisée par la situation évoquée
dans mon témoignage. Eux non plus n'ont pas affiché une
réelle volonté de passer à l'action... Comme je
le leur ai suggéré, pourquoi ne pas renommer votre
association « La Voix de Certains Enfants » ?
-
Le Défenseur des Enfants
:
que dire, sinon qu'il s'agit d'une institution de la République
qui n'a aucun pouvoir sinon un rôle de médiation ? Drôle
d'institution qui devrait avoir une autonomie réelle et un
rôle actif dans la défense des enfants, car il est des
faits que la médiation ne réglera jamais…
Dernièrement, lors d'une émission de radio, sa
représentante s'est présentée comme « Le
Défenseur de tous les enfants » permettez que j'en
doute, que j'en doute fort.
Voilà,
mon coup de gueule pourrait comporter autant de pages qu'il existe de
Députés, de Sénateurs, d'Associations mais nul
besoin de noircir plus de papier: ils se reconnaîtront, ceux
qui au quotidien ont perdu toute légitimité à
mes yeux et aux yeux de beaucoup de Français. J'adresse
toutes mes pensées à tous ceux qui m'ont rejoint dans
ce combat en apportant des témoignages ou des
signatures et à ceux qui n'osent le faire et qui
souffrent en silence. Le Site santé usagers est le site de
tous, tous ceux qui veulent lutter contre le mépris de nos
institutions censées être les garants des droits et du
respect de chaque individu. Nos Différences, nos Souffrances,
nos Handicaps sont autant de combats, pour nous, pour ceux qui nous
ont quittés et pour tous ceux qui se croient à
l'abri.“
http://santeusagers.over-blog.com/pages/COUP_DE_GUEULE-1179135.html |
|
| mardi 20 janvier 2009, a 08:37 |
| L'indemnisation des victimes |
Grande victoire pour les victimes d'erreurs médicales!
En
2007, pour la première fois en France, un avocat de l'Association d'Aide aux Victimes d'Accidents Corporels (A.A.V.A.C) a
obtenu la reconnaissance de la perte de chance de survie. La Cour de
Cassation, dans un arrêt rendu le 13 mars 2007, a reconnu
que les parents d'une jeune victime d'erreur médicale devaient être indemnisés au titre de la perte de chance de
pouvoir vivre plus longtemps.
En première instance, le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux avait
alloué une somme de 110 000 € aux parents de la victime en
reconnaissance de l'erreur commise et du préjudice subi. Leur fille
Cindy, âgée de 20 ans en 1999, était décédée à la suite d'une erreur de
diagnostic de l'hôpital de Villeneuve-sur-Lot. Son cancer de la peau
n'avait pas été détecté lors des premiers examens médicaux, alors
qu'elle présentait des symptômes qui n'avaient pas été explorés. En réalité, il s'agit d'une double erreur médicale.
En mai 1997, la jeune étudiante de Miramont-de-Guyenne consulte un
dermatologue Villeneuvois pour l'ablation d'un grain de beauté
proéminent sans que cela inquiète le praticien. Quatre mois plus tard,
une tumeur s'étant formée au même endroit nécessite une deuxième
intervention. A l'époque, ce médecin avait estimé que la tumeur en
question n'avait pas de caractère malin. Comment pouvait-il le savoir
sans procéder aux analyses correspondantes? Au
printemps 1998, inquiète devant l'inflammation qui se développe sous la
cicatrice et l'apparition de ganglions à l'aine, la patiente consulte
un professeur de Marmande. C'est là que le diagnostic tombe. Mais,
compte tenu du degré d'avancement de la maladie,
il n'est plus possible d'enrayer la multiplication des métastases. La Cour de Cassation s'est appuyée sur les articles 1147 et 731 du Code Civil pour décider que toute
personne victime d'un dommage, quelle qu'en soit la nature, a droit
d'en obtenir l'indemnisation de celui qui l'a causé et, que le droit à
réparation du dommage résultant de la souffrance morale éprouvée par la victime avant son décès, en raison d'une perte de
chance de survie, étant né dans son patrimoine, se transmet à son décès
à ses héritiers. Cette décision, qui devrait faire jurisprudence,
vient couronner plusieurs années de lutte de cette association dont les
avocats ont toujours plaidé sans relâche la notion de vie abrégée,
espérant obtenir l'indemnisation des familles en
plus des préjudices habituels. Ils peuvent être satisfaits d'eux. Selon le Docteur Courtois, Président de l'A.A.V.A.C,
il s'agit d'une décision capitale pour une meilleure indemnisation des
victimes d'erreurs médicales et d'accidents corporels en général.
Beaucoup d'avocats spécialisés dans les contentieux médicaux plaident
la perte de chance de vivre plus longtemps, mais en règle générale,
ce type de préjudice est presque systématiquement écarté par les
magistrats. Le 3 mars dernier, la sixième chambre civile du tribunal de
grande instance de Bordeaux l'a pourtant retenu au bénéfice des parents
de Cindy. Certes, rien ne pourra remplacer la perte d'un être cher. En France, le
prix d'une vie est presque nul. L'indemnisation du préjudice
moral des parents est de 23 000 € pour la perte d'un enfant et celui
d'un enfant est de 13
000 € pour la perte de l'un de ses parents. Pourtant, avec le décès de
la victime, c'est bien toute son espérance
de vie qui
disparaît en une fraction de seconde, ce que les tribunaux ne
voulaient pas prendre en compte jusqu'à présent.
Durant le procès, l'expert nommé par le tribunal a considéré que les torts du médecin et
du centre d'anatomie et de cytopathologie étaient doubles, l'erreur
initiale ayant été aggravée par un défaut de surveillance.
Pourquoi les cellules cancéreuses présentes à l'époque dans les tissus
ôtés n'ont-elles pas été détectées? Si le praticien et le centre
hospitalier ont reconnu s'être trompés, ils contestent, en
revanche, le rapport d'expertise. Selon leurs dires, la faute commise n'a eu aucune incidence sur la durée de
vie de leur patiente. Ils ont fait appel de la décision.
L'Association d'Aide aux Victimes d'Accidents Corporels
(AAVAC), association française loi 1901, se propose de vous aider à faire reconnaître l'erreur
médicale, l'infection nosocomiale, l'affection iatrogène, l'accident
chirurgical, l'aléa thérapeutique ou toute autre atteinte
corporelle dont vous êtes la victime. Cette
association peut vous assister dans vos démarches
médicales, administratives et, si cela est nécessaire, dans vos
démarches juridiques lors des procédures afin d'obtenir la meilleure
indemnisation possible de l'ensemble de vos préjudices.
Tel: 05 56 42 63 63 de 9h à 12h et de 14h à 18h.
http://www.aavac.asso.fr/index.html |
|
| samedi 17 janvier 2009, a 08:15 |
| Des médicaments d'origine humaine |
Entre 1980 et 1988, l'Association France Hypophyse, qui détenait
le monopole du traitement à l'hormone de croissance,
collectait les hypophyses sur des cadavres, y compris sur ceux
présentant des maladies neurologiques. L'Institut Pasteur,
quant à lui, extrayait l'hormone sans même procéder
à la moindre stérilisation. Aucun contrôle
n'était par la suite effectué par la Pharmacie Centrale
des Hôpitaux (PCH) chargée de conditionner le
médicament. En France, 1698 enfants de 8 à 15 ans ont
été traités par cette hormone dans la période
allant de 1983 à 1985, années où les risques
étaient maximals.
En avril 1985, après
l'apparition de la maladie de Creutzfeldt Jakob chez trois enfants
américains, les Etats-Unis décident de n'utiliser que
des hormones de synthèse. Beaucoup de pays prennent des
mesures immédiates pour interdire l'emploi des hormones de
croissance d'origine humaine. Mais la France continue à les
employer jusqu'en 1988 en les purifiant à l'urée. Elle
est de ce fait le pays le plus touché au monde: dix cas aux
Etats-Unis et une trentaine en Grande-Bretagne, contre une centaine
dans l'hexagone. Et ce n'est pas fini. Chaque année, plusieurs
nouveaux cas se déclarent. La maladie touche dorénavant
les adultes, car sa durée d'incubation peut atteindre 30 ans.
L'organisation était parfaitement huilée.
France Hypophyse visitait les morgues de France, Hongrie et Bulgarie
pour se procurer des glandes hypophysaires qu'elle achetait 30 francs
pièce. Celles-ci étaient cédées 75 francs
à l'Institut Pasteur qui en extrayait les hormones de
croissance avant de les revendre à la Pharmacie Centrale des
Hôpitaux pour la modique somme de 450 francs. Voulez-vous
savoir à quel prix la PCH les commercialisait? 750 francs
(prion offert, cela va de soi: on n'est pas des voleurs!) Avez-vous
seulement une idée de ce que vous ingurgitez lorsque vous
consommez des médicaments? Bien sûr que non! Sinon vous
arrêteriez tout de suite, tant vous seriez effarés.
France Hypophyse avait pourtant des règles drastiques
à respecter: déclarations obligatoires, mise à
l'écart des organes provenant de sujets malades ou âgés,
conditions de conservation et de congélation strictes. Mais
pour répondre à une demande toujours croissante, ces
règles ont été progressivement abandonnées
au profit de la rentabilité. Ainsi les engagements sont
bafoués sans scrupules, les contrôles inefficaces ou
inexistants et les patients lésés dans l'indifférence
générale. Peu importe la cause de la mort du donneur:
seul le rendement compte. Alors on fait du fric, on en veut toujours
plus. De toute manière, personne ne pourrait rien prouver...
L'histoire allait leur donner raison.
Le tribunal
correctionnel de Paris a relaxé les six prévenus
comparaissant pour négligence dans l'affaire de l'hormone de
croissance contaminée, responsable du décès de
117 enfants ayant contracté la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Rappelons que cette pathologie neurologique dégénérative
se distingue par des troubles du comportement, tremblements et
convulsions (épilepsie). Le tribunal n'a pas suivi le parquet
qui demandait des peines de prison avec sursis contre trois d'entre
eux. Le parquet va faire appel. Cette décision est une injure
à la vie. Pauvre justice! La vie d'un enfant ne vaut donc pas
plus que cela? Il n'y a guère que la mort pour coûter
moins cher chez nous que dans les pays voisins...
Pour
défendre leurs clients, les avocats des prévenus ont
invoqué le manque de connaissances scientifiques de l'époque.
Selon le prix Nobel américain Stanley Prusiner, découvreur
du prion de Creutzfeldt-Jakob, le danger des injections ne pouvait
pas être connu avant 1985. Avis opposé de la vétérinaire
Jeanne Brugère-Picoux, pour qui les scientifiques étaient
alertés dès 1974. Le professeur Luc Montagnier, quant à
lui, avait alerté le public dès 1980 sur les risques de
telles manipulations. Au nom du profit, on fait n'importe quoi. Qui
plus est, avec la bénédiction de la justice. Quel grand
pays... Elle est belle, la France! Vous faites comme vous voulez, moi
je ne prends pas de risques: je ne fais plus confiance à
personne!!
Poursuivis pour tromperie aggravée,
homicides et blessures involontaires, les six médecins et
pharmaciens responsables de l'Institut Pasteur et de France Hypophyse
sont donc libres. En effet, le tribunal correctionnel de Paris a
estimé que les témoignages scientifiques ne
permettaient pas de déterminer s'ils avaient ou non conscience
dès 1980 d'exposer les malades traités par ce
médicament au risque de contamination par la maladie de
Creutzfeldt-Jakob.
Depuis 1991, les familles des victimes se battent
pour que les négligences ayant conduit à la mort de
leurs enfants soient punies. Un procès-marathon pour une
affaire sanitaire qui n'est pas sans rappeler celle du sang
contaminé, épineuse et semée d'embûches
pour la partie civile. Expertises faussées, déclarations
de scientifiques contradictoires... Beaucoup de doutes subsistent. Les familles de ces enfants se sont regroupées au sein
de l'Association des Victimes de l'Hormone de Croissance (AVHC) dont
la présidente, Jeanne Goerrian, a publié en 2008 un
livre intitulé: Ils ont tué mon fils deux
fois.
Source:http://membres.lycos.fr/tpehgh/le_scandale.htm http://www.france5.fr/magazinesante/video.cfm?file=http://www.france5.fr/images/emissions/009588/89/magsante_20090115.asx
Association des Victimes de l'Hormone de
Croissance http://www.association-avhc.org/fr/creutzfeldt-jakob.asp
Institut
Pasteur http://www.pasteur.fr/ip/index.jsp |
|
|
| Présentation | Ce blog a pour vocation de donner la parole aux malades et à leurs familles. Il relate des expériences vécues, des exposés sur les erreurs de diagnostics et les erreurs médicales, ainsi que des témoignages de guérison. Racontez-moi votre histoire et je la publierai.
Venez pousser vos coups de gueule, exprimer vos critiques, prendre des idées et nous faire part de vos conseils. Ici, vous pouvez parler de vos symptômes ou de vos traitements, échanger des adresses, poser vos questions, trouver des réponses et partager vos trucs.
Que dire du trou de la sécu? De la prise en charge des maladies dégénératives? De l'avenir des enfants touchés par des affections handicapantes qui restent empêtrés dans le silence de la médecine? Regroupons-nous. Venez parler de votre histoire, pour que les choses changent et peut-être aussi, pour apporter votre solution à ceux qui n'en ont pas.
Un lieu d'expression dédié à tous les patients actifs qui souhaitent pointer les dysfonctionnements et veulent comprendre ce que font les médecins pour pouvoir choisir leur thérapie eux-mêmes. Ne laissons plus personne décider à notre place!
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