Face à l'appel des médecins qui a obtenu 10 000 signatures, Gisèle
s'insurge contre la manifestation du 28 avril à l'issue de laquelle nos
praticiens espèrent obtenir plus de moyens et encore plus de pouvoir,
alors qu'ils sont en partie responsables du déclin de l'hôpital. A
vouloir trop tirer sur la corde, un jour elle casse. Et ce jour-là,
comme à chaque fois, c'est le petit peuple qui rembourse.
"Le 28 avril, les medecins et autre personnel médical vont manifester
contre le texte de loi à voter. A
entendre toutes ces personnes dans les medias, ils semblent très
souvent occulter l'usager au bénéfice de leurs conditions de travail
!!! Ce texte, expurgé, a été voté par l'Assemblée Nationale. Mais grâce
au travail des associations, il tient encore compte des usagers. Il
doit maintenant passer au Sénat le 12 mai prochain, il sera a nouveau
amendé et expurgé au bénéfice des médecins souvent sénateurs, maires ET
directeurs d'hôpitaux.
Ne
pourrions-nous pas, les victimes des hôpitaux, envisager une action
pour
faire entendre nos voix, avant que le silence et l'omerta se referme
au bénéfice exclusif des médecins, ETAT dans l'ETAT, refusant à tout
prix d'être considérés comme les communs des mortels, refusant le
moindre
contrôle et pouvant nous prendre impunément la vie de ceux que l'on aime?
Autant je peux comprendre certains personnels soignants et
leurs revendications, autant chez les médecins la perte du pouvoir dans
lequel ils sont installés me ferait plutôt plaisir.
Je
me bats pour Pierre, mon mari (34 ans de vie commune) et pour que mes
enfants croient en la justice et la médecine, car ils ont leur vie
devant eux. Cela signifie ne rien lâcher afin que les responsables
assument leurs responsablilités. Mon
mari est décédé en avril 2008 de 3 erreurs médicales à l'hôpital
Ambroise Paré de
Boulogne Billancourt dans d'affreuses souffrances. Alors soutenir ce
mouvement de médecins est plus qu'indécent !!! Mon souci à moi, c'est la victime et le patient, et certainement pas
les médecins qui ont une grande part de responsabilité dans la
situation
actuelle.
Les associations qui
aident les victimes d'erreurs médicales devraient faire une
contre-manifestation. Car
si tout n'est pas rose pour les médecins selon leurs critères, pour
nous la vie est devenue un enfer. Une
occasion de dénoncer l'omerta, les pièces du dossier médical jamais
fournies, le mépris face à notre douleur... Mais en groupe, car chaque
victime est en réalité très seule pour faire entendre sa voix. J'en
suis une, et ce n'était qu'une suggestion car mon combat à moi ne
s'arrêtera jamais. Ci-dessous, l'email que j'ai envoyé à François
Fillon le 21 avril:
Monsieur le Premier Ministre,
Devant l'indécence de l'appel de ces
Mandarins accrochés à leurs avantages et leur pouvoir, il suffit de
suivre quelques interviews pour mesurer leur suffisance, ma question
est: et NOUS ??? les Victimes des hôpitaux, ceux à qui des erreurs
médicales ont retiré leur vies et leurs projets :
. quand nos voix vont-elles vraiment être entendues? . pourquoi
devons-nous attendre aussi longtemps pour obtenir un résultat, que ce
soit la simple demande d'un dossier médical ou le résultat d'une
expertise? . pour protéger qui? Ne sommes-nous plus des CITOYENS
ayant des droits dès lors qu'une erreur médicale a fait s'effondrer nos
rêves? . pourquoi les plaintes déposées au Procureur de la République
alors que le dossier a été requalifié en "homicide involontaire "ne
donnent aucun résultat, ni même enquête?
Adhérente
UMP, soutenant le
Président de la République et votre Gouvernement dans les choix qui
sont
faits, je suis dans le plus profond questionnement quant à l'injustice
que l'on nous fait vivre ma famille et moi, alors que nous n'attendons
que la manifestation de la justice à laquelle nous pensions avoir
droit. Merci de faire taire ces NANTIS et rendez justice à ceux qui
subissent par leur faute, l'enfer."
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